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Saint-André-Avellin scindé en deux, l’armée en renfort

Le niveau de la rivière, très élevé, touche presque le tablier du pont.

La rivière de la Petite Nation atteint presque le pont à Saint-André Avellin.

Photo : Radio-Canada

Antoine Trépanier

La municipalité de Saint-André-Avellin, en Outaouais, est coupée en deux par la rivière de la Petite Nation qui est sortie de son lit. Environ 75 militaires des Forces armées canadiennes ont été déployés vendredi.

La rivière de la Petite Nation a commencé à inonder une portion de la rue du Moulin, une artère névralgique pour de nombreux commerçants et résidents, et la crue des eaux a provoqué la fermeture du pont de la rue Principale, l'artère transversale.

Les autorités municipales ont planifié de transformer cette rue en digue géante pour protéger la rive nord de la rivière. Les Forces armées canadiennes ont été appelées en renfort pour remplir des sacs de sable et assurer la sécurité du Château Saint-André, une résidence pour personnes âgées qui héberge une centaine de résidents.

On se compte bien chanceux, puis on apprécie que le village et la sécurité civile nous donne cet effort-là et cette priorité-là, c'est très, très apprécié, souligne François Simard, co-propriétaire du Château Saint-André.

une digue de sacs de sable avec une maison au milieu de l'eau. A droite de l'image, un chemin de terre.

L'eau a atteint la chaussée de la rue du Moulin, à Saint-André-Avellin. Les autorités locales comptent maintenant transformer la rue en digue géante temporaire.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Jeudi, une vingtaine de militaires ont prêté main-forte aux services d’urgence. Or, la situation a empiré dans la nuit de jeudi à vendredi, et les conditions météorologiques qui pourraient se dégrader durant la fin de semaine forcent les militaires à reprendre le collier dans le secteur.

On retourne à Saint-André-Avellin avec plus de troupes cette fois-ci. On a vu que les besoins sont plus grands que ce qu’on avait [jeudi]. On va avoir environ une cinquantaine de personnes, a déclaré le lieutenant-colonel Victor Bertrand. Ce dernier soutient que les militaires pourraient être déployés durant plusieurs jours dans le village.

Cela fait déjà plus d’une semaine que l’état d’urgence est en vigueur et le conseil municipal l’a prolongé pour encore au moins cinq jours.

Le ministère des Transports du Québec a d’ailleurs procédé à la fermeture complète du pont de la rue Principale, qui est également un segment de la route 321.

Jeudi soir, Transports Québec a déclaré par voie de communiqué qu’« à la suite d’une inspection de la structure, le Ministère prend la décision de fermer le pont sur la route 321 de manière préventive, dans un objectif de sécurisation des lieux en raison du haut niveau d’eau ». On ignore si la structure a été affaiblie.

C’est les ingénieurs [du Ministère] à Québec qui ont pris la décision de fermer le pont [...] Ça nous force à aller chercher notre matériel et notre sable plus au nord, soutient le maire Jean-René Carrière.

L’un des dirigeants du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil, sur la rive sud de Montréal, a également observé la situation à Saint-André-Avellin pour évaluer l’aide qui pourrait être déployée dans les prochains jours.

Des résidences menacées

Une maison entourée d'eau et de digues de sacs de sables. Au loin, l'église au haut de la montagne.

La maison de Michel Saint-Jean est entourée d'eau à Saint-André-Avellin.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Le débordement de la rivière de la Petite Nation cause bien des maux de tête aux riverains. Sur la rue du Moulin, le niveau de l’eau a passé la limite des fondations, vendredi en matinée.

Michel Saint-Jean habite depuis des décennies au bord de cette rivière. Tous les ans, le niveau de l’eau menace les fondations, mais jamais les inondations n’ont été telles que les autorités ont dû fermer le pont situé à une centaine de mètres de sa résidence.

C’est vraiment spécial. Je pense que ce n’est jamais arrivé. Et le pire, il s’en vient.

Michel Saint-Jean, résident de Saint-André-Avellin

C’est un cheval de bataille et là, on peut presque se mettre dans la tête qu’on va être les deuxièmes en tabarouette. On va la perdre. On va la perdre, la bataille. Si l’eau monte de 20 cm, l’eau rentre dans la maison, raconte M. Saint-Jean.

Le niveau de l’eau dépasse désormais les fondations de sa maison et celles de plusieurs autres demeures.

Une cinquantaine de résidents ont dû quitter leur maison. Deux écoles du village ont été fermées vendredi en raison des nombreuses rues inondées. Ces écoles demeureront fermées lundi.

Ottawa-Gatineau

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