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Meurtre d'Isabelle Bolduc : l'appel de Bainbridge rejeté

Accompagné de deux autres hommes, Jean-Paul Bainbridge a enlevé, séquestré, violé et tué la Sherbrookoise Isabelle Bolduc (en mortaise) en 1996.

Accompagné de deux autres hommes, Jean-Paul Bainbridge a enlevé, séquestré, violé et tué la Sherbrookoise Isabelle Bolduc (en mortaise) en 1996.

Photo : Radio-Canada

La demande d'appel de la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada portée par Jean-Paul Bainbridge, l'un des trois meurtriers d'Isabelle Bolduc, a été rejetée.

En octobre dernier, Jean-Paul Bainbridge avait été incapable de convaincre la Commission qu'il ne présentait plus aucun risque pour la société. Il souhaitait pouvoir participer à un programme de soutien à la collectivité à la Maison Orléans et il espérait également pouvoir rendre visite à son fils quelques fois par année. C'est cette décision qu'il portait en appel.

On peut lire dans la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, dont Radio-Canada Estrie a obtenu copie, qu'on estime que Jean-Paul Bainbridge n'a pas soulevé de motif qui puisse amener à intervenir et à modifier la décision de lui refuser une permission de sortir avec escorte.

La Section d'appel soutient qu'il était raisonnable pour la Commission de conclure que la demande de sortie avec escorte n'était pas souhaitable considérant que depuis son audience de 2017, les facteurs contribuables de sa criminalité sont demeurés inchangés, et ce, malgré certains progrès constatés par celle-ci.

La Section d'appel estime que la Commission a évalué de façon juste et équitable l'ensemble des facteurs dans votre dossier, en lien avec la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC) et ses politiques, et en est arrivée à une décision raisonnable qui est supportée par des renseignements pertinents, fiables et convaincants.

Extrait de la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada

Le père de la victime, Marcel Bolduc, n'a pas été surpris d'apprendre que la demande d'appel de Bainbridge a été rejetée. Je m'attendais à ce genre de décision, c'est sûr. La décision initiale des commissaires était très bien détaillée. Je ne voyais absolument pas à quel endroit les commissaires auraient pris une mauvaise décision. Je n'appréhendais pas de mauvaise décision dans ce dossier.

Selon M. Bolduc, les prochaines étapes risquent d'être assez pénibles pour Jean-Paul Bainbridge. Avant même le prononcé de cette décision, il aurait commis une infraction en prison. Il aurait été pris avec du tabac, un téléphone cellulaire et aurait possiblement consulté de la pornographie sur le téléphone cellulaire. Il a été transféré dans un autre pénitencier à sécurité augmentée. Il venait de se tirer une balle dans le pied qui va le restreindre dans les futures demandes.

À l'heure actuelle, Radio-Canada Estrie n'a pas été en mesure de confirmer cette information. Une demande a toutefois été faite à Services correctionnels Canada.

Marcel Bolduc soutient que Jean-Paul Bainbridge ne pourra pas faire de demande de libération conditionnelle ou totale avant 2024. Mais ça ne l'empêcherait pas de faire de nouvelles demandes pour des sorties avec escorte. [...] On va être tranquilles pour un petit bout de temps, ajoute-t-il.

Jean-Paul Bainbridge purge une peine d'emprisonnement à vie pour sa participation dans le meurtre d'Isabelle Bolduc survenu en juin 1996. La victime, qui avait 22 ans, avait été enlevée, séquestrée et violée. Deux autres personnes ont été impliquées dans ce drame : Marcel Blanchette et Guy Labonté.

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