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Québec ferme définitivement la porte aux Jeux de la Francophonie à Sherbrooke en 2021

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault.
La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a annoncé vendredi que la ville de Sherbrooke ne serait pas candidate pour les Jeux de la Francophonie 2021 puisque « les conditions gagnantes ne sont pas réunies ».

Les coûts élevés, l’échéancier serré et la possibilité pour le gouvernement provincial de devoir éponger d’importants dépassements de coûts sont les raisons invoquées par la ministre pour expliquer cette décision.

Selon les dernières estimations faites par le gouvernement provincial, l’événement lui coûterait de 30 à 35 millions de dollars. Les premières estimations faites lors de l’appel de candidatures faisaient état d’investissements de 17 millions de dollars de Québec. La Ville de Sherbrooke, quant à elle, s’engageait à mettre 5,5 millions de dollars, et le fédéral près de 23 millions de dollars.

La ministre a souligné que les dépassements de coûts devraient aussi être pris en charge par le gouvernement provincial. Des frais importants pour assurer la sécurité pourraient faire augmenter la facture de 10 à 15 millions de dollars. L’échéancier très serré pourrait aussi entraîner des sommes supplémentaires.

Tous ces dépassements de coûts [...] pourraient nous amener à des coûts de 50, 60, 70 millions. C’est beaucoup trop dispendieux.

Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

L’annonce survient à la suite d'une rencontre entre la ministre Girault et le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, vendredi matin.

Le cabinet de la ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a déclaré que celle-ci était déçue, mais qu’elle acceptait la décision de Québec, tout comme la députée de Compton-Stanstead et ministre de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau.

C'est une déception. C'est sûr que j'avais espéré qu'on puisse accueillir les Jeux à Sherbrooke. Je sais qu'on a les infrastructures, mais aussi les ressources humaines et les équipes de bénévoles expérimentées dans l'accueil d'événements sportifs. Mais bon, c'est une décision qui devait être prise par plusieurs partenaires et la décision a été prise qu'on n'irait pas de l'avant, a réagi Marie-Claude Bibeau.

À la Ville de Sherbrooke, les élus faisaient contre mauvaise fortune, bon coeur en dépit des efforts qui ont été faits au cours des derniers mois pour présenter les Jeux de la Francophonie.

Au moins on n'aura pas de regrets, a souligné le conseiller municipal et président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin.  Ce que ça démontre aussi, c'est la mobilisation du milieu. Dès qu'on s'est mis à parler de cette éventualité-là, le milieu sportif s'est mobilisé, le milieu culturel aussi ainsi que beaucoup de Sherbrookois et Sherbrookoises, donc ça me rend optimiste pour l'avenir.

J'ai été déçu au départ. Il faut comprendre qu'il y avait beaucoup de gens  qui avaient été impliqués dans le dossier des Jeux, mais il y avait des coûts associés trop importants pour le gouvernement du Québec, a affirmé le maire de Sherbrooke, Steve Lussier.

Steve Lussier, maire de SherbrookeSteve Lussier, maire de Sherbrooke Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

On a reçu quand même une excellente nouvelle ce matin en présence de la ministre Girault. Elle nous a confirmé qu'elle va faire la mise en candidature de Sherbrooke les 30 et 31 octobre prochains pour obtenir la conférence ministérielle [de la Francophonie]. Plus de 600 personnes pourraient être attendues ici, ce sont des coûts qu'on ne peut pas négliger au niveau de l'économie, a-t-il cependant ajouté.

L'enthousiasme du maire de Sherbrooke concernant la conférence ministérielle de la Francophonie n'était toutefois pas partagé par la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, et la députée libérale provinciale et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de francophonie, Paule Robitaille.

Est-ce un prix de consolation? a demandé Paul Robitaille sur Twitter. Le projet est pâle comparé à un événement qui aurait attiré des milliers de jeunes, des athlètes et des artistes de partout dans la francophonie.

J'y ai participé quelques fois et c'est sûr que ce serait quand même un honneur pour Sherbrooke de pouvoir accueillir une rencontre ministérielle de cette envergure-là. mais en terme de retombées, il n'y aucune commune mesure, a quant à elle déclaré Marie-Claude Bibeau.

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