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Les autorités ont confiance que le barrage va tenir le coup à Grenville-sur-la-Rouge

Le barrage de la Chute-Bell, à Grenville-sur-la-Rouge.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tant du côté d'Hydro-Québec qu'à la Sûreté du Québec (SQ), les autorités croient que le barrage de la Chute-Bell sera en mesure de résister à la pression de l'eau, et ce, malgré les débits historiques auxquels il fait face.

D’ailleurs, le nombre de personnes évacuées a été revu à la baisse, vendredi matin. Les équipes de la SQ ont procédé à l’évacuation de 75 personnes au total, une soixantaine par voie terrestre et le reste par voie aérienne, a précisé le porte-parole Daniel Thibaudeau.

M. Thibaudeau explique la différence entre le nombre d’évacués initialement diffusé (250) et le nombre réel (75) par une confusion dans les chiffres, notamment parce qu’il y a des chalets dans le secteur et que certaines personnes avaient déjà quitté les lieux avant l’intervention des autorités.

L’état du barrage guide grandement ce qu’on fait sur le terrain et la rapidité avec laquelle on intervient, souligne le porte-parole.

Hydro-Québec se veut rassurante

Ce qui se passe présentement, c’est qu’on surveille, a expliqué Francis Labbé, conseiller aux affaires publiques et aux médias à Hydro-Québec. Selon lui, le barrage a connu une bonne nuit, dans la mesure du possible.

M. Labbé a mentionné qu’Hydro-Québec a installé de l’équipement qui permet à la société d’État de mesurer le niveau et le débit de l’eau dans le secteur du barrage. Je vous confirme que rien ne s’est produit dans les dernières heures, a-t-il dit en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

D’ailleurs, Hydro-Québec serait en mesure de savoir très rapidement si le barrage devait céder ou si un quelconque problème survenait, a-t-il soutenu.

Le porte-parole a précisé qu’Hydro-Québec a demandé aux autorités d’évacuer les résidents qui habitent en aval du barrage parce que la capacité maximale de supporter la pression de l’eau est atteinte pour ce barrage-là, et que la pluie qui s’amène ne fera qu’aggraver la situation.

M. Labbé a toutefois tenu à rassurer la population et a affirmé que des ingénieurs à qui il a parlé se sont dits convaincus que le barrage allait tenir bon.

Quand on parle de la sécurité des gens, il n’y a pas de risque à prendre.

Francis Labbé, conseiller en affaires publiques et médias, Hydro-Québec

Le porte-parole de la SQ Daniel Thibaudeau abonde dans le même sens que la société d’État. Je tiens à rassurer la population que tout le monde qui voulait être évacué et tout le monde qui devait l’être l’a été. Ça s’est bien déroulé.

Daniel Thibaudeau.

Daniel Thibodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada

Le travail est loin d’être terminé, selon M. Thibaudeau. On est encore présents sur le terrain. On a une quarantaine de membres [de la SQ] sur le terrain avec nos hélicos. On a notre poste de commandement, a-t-il dit.

Les gens ont compris l’urgence d’agir et l’urgence de quitter.

Daniel Thibodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec

La pluie s’en vient, ce n’est pas bon signe, mais visuellement et au niveau des appareils de mesure mis en place par Hydro-Québec, il n’y a rien qui a changé, a-t-il déclaré.

M. Thibaudeau a ajouté que les autorités vont demeurer sur place pour contrôler l’accès au secteur et prévenir des vols ou des méfaits.

Le maire de Grenville-sur-la-Rouge sceptique

Le maire de Grenville-sur-la-Rouge, Tom Arnold, n’est cependant pas certain que le barrage tiendra le coup, et ce, malgré l'optimisme d’Hydro-Québec.

Tom Arnold.

Le maire de Grenville-sur-la-Rouge, Tom Arnold.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas une situation facile, mais l’opération avance bien et de façon positive, a-t-il affirmé.

Il tient à ce que les résidents coopèrent avec les autorités. Il faut que les gens comprennent que ce qu’on vit là, ce n’est pas comme toutes les années, a conclu l'élu.

Des résidents de la municipalité ont été secoués de devoir quitter leur domicile en hélicoptère. Quand on a vu les hélicoptères et entendu le ton des pompiers qui nous ont appelés [...] on s'attendait au pire, a dit Gilbert Landry, qui habite à 1 km en aval du barrage.

On se croise les doigts que tout se passe bien.

Gilbert Landry, résident de Grenville-sur-la-Rouge

M. Landry se rappelle toutefois que la rivière avait surpassé son niveau actuel en 1998, et ce, sans impact sur le barrage. L'optimisme d'Hydro-Québec le soulage aussi, malgré l'incertitude qu'il déplore.

Avec les informations de Laurie Trudel

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