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Harcèlement psychologique : la CNESST commence son enquête sur Lehouillier

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Olivier Lemieux

Il n'y aura pas d'entente à l'amiable entre la Ville de Lévis et les trois ex-employées qui accusent Gilles Lehouillier de harcèlement psychologique. La CNESST a donc commencé son enquête sur le climat de travail au cabinet du maire.

Dans la foulée du dépôt des plaintes l’été dernier devant la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), des séances de médiations ont été suggérées aux parties.

Radio-Canada confirme que l’initiative n’a pas permis d'en venir à un règlement. La CNESST a donc entrepris une enquête formelle avant de soumettre le dossier devant le tribunal administratif du travail en vue d’un procès.

Jusqu’ici, seule une évaluation sommaire des plaintes avait été effectuée.

Rappelons que Radio-Canada a recueilli le témoignage de plusieurs ex-employées de la Ville de Lévis dans ce dossier.

Ces personnes prétendent avoir été impliquées dans des altercations verbales et physiques avec Gilles Lehouillier. Les incidents allégués se seraient déroulés lors de son premier mandat comme maire de Lévis, entre 2013 et 2017.

Certaines ex-employées allèguent aussi que le maire Lehouillier exigeait souvent d’être accompagné par son personnel politique en dehors des événements publics prévus à son calendrier.

Des sorties imposées dans des bars au terme des journées de travail auraient été monnaie courante.

Des « faussetés », selon Lehouillier

Questionné lors d'un point de presse sur un tout autre sujet, le maire a affirmé lire des « faussetés », dans les médias. Gilles Lehouillier a déclaré qu'il respectait le processus en cours et qu'il sera en mesure « de rétablir les faits » au moment opportun.

« J'ai la conviction profonde que nous, moi, j'ai bien agi dans ce dossier-là. Ça, c'est ma conviction profonde. Alors, bien sûr, j'aurai à le démontrer, je le démontrerai en temps et lieu », a-t-il dit.

Le maire Lehouillier a toujours vivement nié ces allégations, les assimilant même à un « règlement de comptes ».

Chaque plainte déposée à la CNESST doit franchir six étapes : le dépôt de la plainte, l’analyse préliminaire, la médiation, l’enquête, la préparation du dossier en vue de l’audience devant le tribunal administratif du travail, puis finalement l’audience.

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