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L’Apollo pourrait finir au fond de la baie de Godbout

Le navire Apollo amarré au quai de Matane
Le navire Apollo continue de faire jaser. Photo: Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Laurence Royer

La Municipalité de Godbout souhaite acheter le navire Apollo, le couler dans sa baie et l'utiliser comme base de plongée sous-marine.

Le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard, souhaite renverser la vapeur et tirer profit d’un navire qui a fait du mal à la réputation de la région.

Il croit que l’Apollo, coulé dans la baie de Godbout, permettrait d’attirer des plongeurs et des touristes dans la région.

Il faut attirer du monde un peu sur la Côte-Nord parce que cette année la région de la Manicouagan n’est pas attirante sans bateau.

Jean-Yves Bouffard, maire de Godbout
Le maire de Godbout, Jean-Yves BouffardLe maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard Photo : Radio-Canada

Le maire vante l’eau limpide et les conditions de plongée sous-marine, qui sont excellentes dans la baie de Godbout. Il y a des fonds qui vont jusqu’à 60 mètres de profond, dit-il. Il n’y a pas de courant. C’est une place où les bateaux ne passent pas.

Jean-Yves Bouffard ajoute que le projet permettrait de stimuler l'industrie touristique de l’ensemble de la région de la Manicouagan, qui est affectée par la saga de la traverse Matane-Côte-Nord.

On n’a pas les infrastructures pour à Godbout pour héberger tout le monde s’il vient 25 personnes, alors Baie-Comeau va en profiter, Baie-Trinité va en profiter, affirme-t-il. C’est pour développer régionalement la Manicouagan.

Une idée réaliste

L’idée n’est pas si farfelue. Un projet semblable a été réalisé à Sainte-Luce-sur-Mer, près de Rimouski, en 2003. L'ancien destroyer canadien le Nipigon y a été coulé pour devenir un récif destiné à la plongée sous-marine.

Réaliser un projet semblable à Godbout nécessiterait beaucoup de travail. Dans le cas où l’Apollo serait coulé à Godbout, il devra d'abord être démantelé afin que tous les éléments polluants du navire, comme l’huile, l’essence et l’amiante, soient retirés.

La Municipalité devrait aussi obtenir des autorisations environnementales.

À Sainte-Luce-sur-Mer, l'opération avait nécessité sept ans de préparation et avait engendré des coûts estimés à plus de 1 million de dollars.

L’option est évaluée par la STQ

De son côté, la Société des traversiers dit étudier l'option proposée par le maire de Godbout, mais préfère donner priorité au rachat du navire.

La première étape, c’est toujours d’essayer de vendre le navire à un armateur. Si c’est impossible, toutes les autres options vont être considérées, dont celle-là .

Alexandre Lavoie, porte-parole de la Société des traversiers du Québec

Le maire de Godbout affirme qu'il a reçu l'appui du maire de Baie-Comeau et du député provincial Martin Ouellet dans ses démarches.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

Côte-Nord

Transports