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Andrew Scheer veut huiler sa machine au Québec

Andrew Scheer s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse. Derrière lui, une bannière est suspendue. On peut y lire : « Les conservateurs d’Andrew Scheer à l’écoute des Québécois ».

Les conservateurs continueront à expliquer aux Québécois qui est leur chef Andrew Scheer, les valeurs qu'il défend et, surtout, ce qu'il promet.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Louis Blouin
Philippe-Vincent Foisy

Fouetter les troupes, former les bénévoles et les candidats, présenter l'équipe : les conservateurs profiteront de leur conseil général québécois à Victoriaville, en fin de semaine, pour préparer la prochaine campagne électorale. Si Andrew Scheer mise sur son organisation de terrain, le chef doit aussi profiter de cette occasion pour mieux se définir auprès des électeurs.

La machine conservatrice est déjà très active au Québec. Toutes formations politiques confondues, le Parti conservateur compte en effet le plus grand nombre de candidats confirmés dans la province.

Certains sont des figures connues, comme l’ex-hockeyeur Angelo Esposito (circonscription d'Alfred-Pellan, à Laval) ou le médaillé paralympique Philippe Gagnon (Jonquière).

Les troupes d’Andrew Scheer aspirent à doubler leur nombre de sièges au Québec; ils en comptent 11 à l'heure actuelle. Dans leur mire : des circonscriptions comme Drummondville, Saint-Hyacinthe–Bagot et Louis-Hébert, à Québec.

L’objectif est ambitieux. En s’attelant à la tâche très tôt, ils espèrent mettre toutes les chances de leur côté. D’ailleurs, le but du conseil général de vendredi et samedi sera d’afficher l’image d’un parti organisé et sérieux : d’un gouvernement en attente, selon des sources conservatrices.

Et les idées?

Outre présenter leurs candidats sur le terrain, les conservateurs doivent continuer à expliquer aux Québécois qui est leur chef Andrew Scheer, les valeurs qu'il défend et, surtout, ce qu'il promet.

Pour l'instant, l'offre conservatrice est plutôt clairsemée, avec une poignée de promesses. Le parti explique qu’il étoffera son plan pour la province au cours des prochains mois, plus près du déclenchement de la campagne électorale.

Les propositions du Parti conservateur ont surtout visé l’électorat nationaliste jusqu'ici, notamment en exprimant une ouverture à accorder plus d’autonomie au Québec en matière d’immigration, sans toutefois donner de détails.

À l’été 2018, les conservateurs ont aussi repris une demande de l’Assemblée nationale en promettant une déclaration de revenus unique pour la province. Par contre, ils ne sont pas les seuls à vouloir faire des gains politiques à ce sujet : le Bloc québécois a déposé un projet de loi privé en ce sens au début du mois d’avril.

Le chef conservateur Andrew Scheer, 7e à partir de la gauche, à Montmagny lors des célébrations de la fête nationale du 24 juin.

Le chef conservateur Andrew Scheer était de passage au Québec pour la journée de la Fête nationale

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Le Parti conservateur veut aussi faire sienne l’une des priorités du premier ministre François Legault : le troisième lien à Québec. Cet engagement demeure cependant limité à cette région et ne fait pas l’unanimité dans le reste de la province.

Les conservateurs ont aussi proposé des mesures pour réduire les déversements d’eaux usées dans les cours d’eau du Québec, ce qui n’a pas suscité beaucoup d’engouement. Ils promettent tout de même d’avoir un plan environnemental « crédible » avant les élections.

Leurs adversaires comptent profiter de cette faille pour les dépeindre comme étant peu soucieux de cet enjeu, d’autant que les conservateurs sont favorables à un projet de pipeline, comme celui d'Énergie Est, qui traverserait la province.

Dans la bataille stratégique du Québec, les conservateurs auront besoin d’une offre solide pour se distinguer, puisqu’ils ne pourront pas miser uniquement sur leur chef, toujours en quête de notoriété.

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