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Créer des partenariats pour inclure les personnes handicapées

Une femme est assise dans un vélo adaptée aux personnes handicapées.

Dominique Castonguay, agente de projets à l'Association québécoise pour le loisir pour personnes handicapées

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Emily Blais

Il est possible d'intégrer les personnes handicapées aux loisirs. C'est le message que des organismes de la région souhaitent transmettre aux municipalités.

Ça commence avec la bonne formation et de l'équipement adapté, selon le Regroupement d'Associations de personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue et l'Association régionale de loisir pour personnes handicapées.

Une chaise adaptée pour accéder aux bordures des plans d'eau et un vélo de montagne peuvent être dispendieux.

Dominique Castonguay, agente de projets à l'Association québécoise pour le loisir pour personnes handicapées, suggère de développer des partenariats. Elle cite en exemple l'Université de Sherbrooke et un hôpital.

Les gens se retrouvent tous les mercredis avec une personne aînée qui va s'asseoir dans le Kartus pour justement lui permettre de sociabiliser puis de rencontrer d'autres personnes. Donc il y a des bénévoles qui vont prêter leurs jambes pour faire le tour à la course du Lac des Nations, décrit-elle.

Les organismes qui travaillent auprès des personnes vivant avec un handicap étaient réunis à Rouyn-Noranda jeudi pour discuter des différences et de la gestion des priorités.

Pour Tommy Bédard, directeur de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, l'important est de parler des différences pour être mieux accepté dans la société.

On parle d'intégration, il faut justement ne pas y aller en intégration sauvage. Il faut que les enfants soient capables de vivre une expérience agréable. On ne peut pas lancer un enfant comme ça dans un camp d'été. Il faut que l'enfant soit capable de vivre ça. Il faut que les employés soient outillés, qu'il y ait des formations en conséquence.

Deux hommes posent pour la caméra lors d'une journée de type congrès.

Tommy Bédard, directeur de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, et Éric Lépine, conférencier «Simplement différent, vivre l'Asperger»

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Éric Lépine a fait la route entre le Saguenay-Lac-Saint-Jean et l'Abitibi-Témiscamingue pour présenter sa conférence « Simplement différent, vive l'Asperger » à une vingtaine de personnes. Il souhaite avoir davantage l'occasion de sensibiliser les gens. Il explique que les parents cherchent des réponses.

L'an passé, je suis allé à Chambly [dans une école] en mai et quand je suis arrivé il y a deux jours, j'ai dit à la directrice, "savais-tu que depuis que je suis passé ici, il y a trois parents d'enfants autistes qui me parlent pratiquement chaque semaine sur mes réseaux sociaux". Trois mamans qui me parlent des besoins de leurs enfants et qui veulent qu'on discute ensemble, précise le conférencier.

On est tous différents, il n'y a personne d'unique, il n'y a personne de normal. La normalité, je pourrais dire qu'elle n'existe pas. Comme Éric l'a dit, on est simplement différent. On est tout simplement différent. Il faut justement aller au-devant des préjugés, explique Tommy Bédard.

Le besoin de formation et de sensibilisation est bien présent, selon Éric Lépine et Tommy Bédard.

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