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Les provinces atlantiques en queue de peloton pour la gestion de l’alcool

Un homme s'apprête à boire une gorgée de son verre de whisky.

Les provinces atlantiques ne font pas bonne figure dans le classement de l'Université de Victoria sur la gestion de l'alcool au Canada.

Photo : Getty Images / Chris Furlong

Jean-Philippe Hughes

L'alcool coûte des milliards de dollars aux contribuables canadiens et tue des milliers de personnes tous les ans. Une étude de l'Université de Victoria a évalué les politiques provinciales au chapitre de la consommation d'alcool et de ses méfaits. Les provinces atlantiques font piètre figure.

Bien de dégustation pour les uns et d’euphorie pour les autres, l'alcool constitue la drogue récréative la plus largement consommée au Canada. Malgré son côté social, l'alcool entraîne plus d'hospitalisations et de décès que l'ensemble des drogues illicites.

L’Université de Victoria se penche sur les lois, les prix, la prévention et l’accessibilité de l’alcool dans les provinces et les territoires.

L’enjeu est de taille. L’alcool est responsable de 15 000 décès tous les ans au pays. Plus de 90 000 personnes sont admises à l’hôpital en raison de l’alcool, et les coûts s’élèvent à plus de 15 milliards de dollars par année au Canada, soutiennent les auteurs de l'étude.

Les provinces atlantiques ne font pas bonne figure dans le classement. Mis à part la Nouvelle-Écosse, qui affiche un pointage au-dessus de la moyenne nationale, elles se retrouvent toutes en queue de classement, juste devant les trois territoires du Nord canadien.

L’étude déboulonne le mythe voulant que la vente d’alcool représente une vache à lait pour les provinces. Partout en Atlantique, les dépenses associées à la consommation d'alcool, des soins de santé à la prévention, sont supérieures aux revenus perçus par les taxes de vente.

Dans l’ensemble du pays, les revenus de la vente d’alcool ne couvrent que 75 % des dépenses, selon l’étude.

Les bons coups

L'étude soulève quelques bons coups pour les provinces atlantiques.

Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard affichent des lois particulièrement sévères pour contrer la conduite avec facultés affaiblies. La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador font aussi bonne figure dans cette catégorie. Les stratégies de répression semblent obtenir de meilleurs pointages dans l'étude que celles qui sont axées sur la prévention.

Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ont aussi adopté des prix planchers sur les boissons alcoolisées afin d’éviter que leur prix soit inférieur à d'autres biens de consommation. Le prix de l’alcool suit généralement le taux d’inflation.

Des étiquettes de prix et des bouteilles sur des tablettes.

En Atlantique, les dépenses associées à la consommation d'alcool sont supérieures aux revenus perçus par les taxes de vente.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

La Nouvelle-Écosse se démarque avec une « stratégie distincte sur l’alcool » développée en 2007. La stratégie globale s’attaque autant à la publicité sur les boissons alcoolisées qu'à l’accessibilité et à la prévention. Les programmes de prévention et de dépistage en ligne du gouvernement néo-écossais ont reçu une mention positive dans l’étude.

À Terre-Neuve-et-Labrador, l'étude a souligné la politique de tolérance zéro en matière d'alcool au volant pour tous les conducteurs de moins de 22 ans, ou qui ont quatre années ou moins d'expérience.

Les quatre provinces ont reçu des résultats sous la barre de 25 % quant à leur réglementation sur l’embouteillage. Les politiques obligeant les fabricants à prévenir les consommateurs des risques liés à l’alcool sont très limitées, juge l’étude de l’Université de Victoria­.

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Santé publique