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L'opposition refuse d'assouplir le Code d'éthique dans la foulée de l'enquête sur Fitzgibbon

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, en compagnie de Guy LeBlanc durant un point de presse.
Guy LeBlanc (à droite), une bonne connaissance du ministre de l'Économie Pierre Fitzgibbon (à gauche), a été confirmé à la tête d'Investissement Québec (le jeudi 18 avril 2019). Photo: Twitter/Investissement Québec
La Presse canadienne

Pas question d'assouplir les règles sur les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale, préviennent les trois partis d'opposition.

Ils ferment ainsi la porte aux intentions du premier ministre François Legault, dans la foulée de la controverse actuelle entourant son ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon.

La semaine dernière, le chef caquiste avait dit en Chambre qu'il fallait revoir la loi en vue de donner plus de temps à un ministre de vendre ses participations dans des entreprises après sa nomination.

Il faut l'accord des autres partis représentés à l'Assemblée pour modifier le Code d'éthique, et ils ont tous les trois répondu non.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne diffusée jeudi, la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éthique, Dominique Anglade, a affirmé qu'« il n'y a aucune justification aujourd'hui pour rouvrir le Code d'éthique ».

Selon elle, le gouvernement caquiste nage actuellement en plein conflit d'intérêts et essaie donc simplement de détourner l'attention.

Elle reproche au ministre Pierre Fitzgibbon d'avoir nommé son ami et partenaire d'affaires, Guy LeBlanc, à la tête d'Investissement Québec, en doublant pratiquement sa rémunération par rapport à celle de son prédécesseur.

Québec solidaire (QS) a renchéri sur ces propos. Le député de Rosemont, Vincent Marissal, soutient qu'il faut plutôt viser à resserrer les règles, pas à « édenter » le Code.

De même, le Parti québécois (PQ) ne veut « absolument pas » assouplir le Code d'éthique. Le Code existe pour empêcher les conflits d'intérêts et il donne une crédibilité à l'élu devant ses commettants pour les actions qu'il pose à titre de titulaire de charge publique, a fait valoir le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet.

Il serait peut-être « approprié » d'éclaircir les règles et de les rendre plus strictes, pour faciliter le travail de la Commissaire à l'éthique, a-t-il conclu.

Les règles actuelles du Code d'éthique donnent 60 jours à un ministre pour se départir de ses intérêts dans une société cotée en bourse ou pour les confier à une fiducie sans droit de regard. Cependant, dans le cas des compagnies privées non inscrites en bourse, le ministre peut conserver ses intérêts, à moins que l'entreprise ne fasse affaire de près ou de loin avec le gouvernement.

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