•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une enseigne devant le Smuggler’s Inn comme condition de libération

Un homme barbu se tient debout de une chambre.

Robert Boulé est propriétaire du gîte Smuggler's Inn depuis près de deux décennies.

Photo : Radio-Canada / Cliff Shim

Radio-Canada

Accusé d'avoir aidé des migrants à entrer illégalement au Canada, Robert Joseph Boulé devra placer devant son auberge, le Smuggler's Inn, une enseigne indiquant qu'il est illégal d'entrer au Canada à partir de son terrain.

L’audience de mise en liberté sous caution de Robert Joseph Boulé, dont le gîte est situé à la frontière canado-américaine, à Blaine, dans l'État de Washington, a eu lieu en cour provinciale à Surrey, jeudi matin.

En vertu de la Loi canadienne sur l'immigration, il fait face à 21 chefs d'accusation pour « incitation, aide ou complicité », pour avoir permis à sept personnes d'entrer illégalement au pays.

Robert Boulé a accepté 16 conditions posées par la cour pour l'obtention de sa caution, dont l’installation de cette enseigne. Le panneau de 1 mètre sur 2,5 mètres doit être placé à moins de 3 mètres de la frontière, jusqu’à ce que son procès ait lieu. Il doit indiquer sur les deux faces : « Avertissement : il est illégal d'entrer au Canada en passant par cette propriété. »

Les infractions reprochées à Robert Boulé auraient été commises entre mai 2018 et mars 2019.

Les accusations concernent une série d'infractions aux ordonnances de la cour selon lesquelles il ne devait « aider personne aux États-Unis à tenter d'entrer illégalement au Canada ».

Le Smuggler's Inn, qui est situé à quelques mètres de la frontière canado-américaine, a été au centre de plusieurs reportages au cours des ans, en raison de sa proximité avec la frontière, de l'immigration illégale ou du trafic de drogue.

Colombie-Britannique et Yukon

Justice