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Un barrage fragile sur la rivière Rouge force l'évacuation de 75 résidents

Un cours d'eau passe par dessus un barrage, entouré de forêt.
L'eau passe par dessus le barrage de la Chute-Bell en raison de la crue dans la rivière Rouge. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le barrage de la Chute-Bell, situé sur la rivière Rouge à environ 18 kilomètres de l'embouchure de la rivière des Outaouais, a été fragilisé par la crue printanière, forçant la Sûreté du Québec (SQ) a procédé à l'évacuation d'environ 75 personnes à Grenville-sur-la-Rouge de façon préventive.

Dans une version précédente, il était indiqué que le jeudi 25 avril, la Sûreté du Québec mentionnait avoir procédé à l'évacuation de 250 personnes. Le nombre d'évacués a été révisé à 75 vendredi matin par le corps policier.

« L’intégrité physique du barrage n’est plus assurée », a indiqué Hydro-Québec au maire de Grenville-sur-la-Rouge, Tom Arnold, jeudi en fin d’après-midi.

Cette centrale est munie d'un barrage conçu pour supporter une crue millennale, donc une crue qui survient une fois en 1000 ans. On a déjà atteint ce niveau-là et on sait que dans les 24 prochaines heures, on aura beaucoup de précipitations. Donc, nous sommes placés devant une situation devant laquelle on sait qu'il y aura davantage d'eau que ce pour quoi le barrage a été conçu en matière de capacité maximale de rétention, a indiqué Francis Labbé, responsable des affaires publiques pour Hydro-Québec.

Les autorités n'ont donc pas d'autre choix que d'évacuer les résidents se trouvant dans la zone à risque d'être inondée si le barrage ne tient pas. Environ 23 résidences principales et 38 chalets se trouveraient dans cette zone. Le ministère de la Sécurité publique a publié une « alerte de risque de rupture de barrage » vers 15 h.

Un rectangle rouge dessiné sur une carte.Le ministère de la Sécurité publique du Québec a identifié une zone visée par une évacuation en raison d'un risque de rupture de barrage, près de Grenville-sur-la-Rouge. Photo : Sécurité publique Québec

Il y aura une vague si jamais il y a rupture.

Francis Labbé, responsable des affaires publiques pour Hydro-Québec

Le scénario catastrophe reste toutefois hypothétique, assure M. Labbé.

J'ai parlé à des ingénieurs qui me disaient qu'ils avaient pleinement confiance que les ouvrages allaient être capables de tenir le coup. Mais comme on est devant une incertitude, on ne peut pas prendre de risque avec la sécurité des gens, dit-il. L'état du barrage ne serait d'ailleurs pas en cause, d'après Hydro-Québec.

Un homme et une femme en point de presse.Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec, à gauche, est accompagnée de Simon Racicot, directeur principal de la production chez Hydro-Québec. Photo : Radio-Canada

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a jugé que cette évacuation était la bonne chose à faire.

Aucun compromis sur la sécurité de nos concitoyens, aucun risque inutile. C'était la bonne décision à prendre.

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Les policiers ont fait du porte-à-porte pour avertir les résidents touchés. Marc Tessier, de la Sûreté du Québec, affirme aussi que l'évacuation se fait rapidement.

On ne va pas prendre de chance et attendre à la dernière minute. C’est pour ça que nous voulons faire les choses rapidement. On utilise tous les moyens à notre disposition pour entrer en contact avec les gens, assure-t-il.

Les citoyens concernés se dépêchent de se rendre en lieu sûr, selon le maire de Grenville-sur-la-Rouge.

On dit aux citoyens de quitter pour aller dans la montagne avant d'aller les chercher.

Tom Arnold, maire de Grenville-sur-la-Rouge

Tout va bien, tout le monde donne son maximum. Pour nous, ce qui est important, c’est de sécuriser la vie du monde. Après ça, on s’inquiète des biens, témoigne Tom Arnold.

Des pompiers sont déployés le long du chemin pour assurer la sécurité dans le secteur.Le chemin de la Rivière-Rouge est fermé à la circulation en aval du barrage de la Chute-Bell. Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Des routes sous surveillance

Par ailleurs, l'autoroute 50 a été rouverte à la hauteur de la route 148, près de Lachute, après avoir été fermée en milieu d'après-midi. Si la situation s’aggrave, elle pourrait être de nouveau fermée.

On suit de près le niveau et le débit des eaux. Si ça peut causer un danger pour la sécurité des usagers de la route, c’est là qu’on peut intervenir pour fermer une route, indique Martin Girard, porte-parole du ministère des Transports du Québec.

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