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« Le choc a été important » : la directrice générale du Cégep de Sherbrooke reste en poste

Marie-France Bélanger derrière un micro, en studio.

En entrevue à l'émission Écoutez l'Estrie, la directrice générale du Cégep de Sherbrooke Marie-France Bélanger a affirmé sa volonté de rester en poste à la tête de l'établissement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Malgré la tempête qui a secoué le Cégep de Sherbrooke au début du mois, sa directrice générale garde le cap. En entrevue au micro d'Écoutez l'Estrie jeudi, Marie-France Bélanger a affirmé sa volonté de rester en poste.

Au début du mois d’avril, le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke a réclamé le départ de Marie-France Bélanger.

Ça m’a surpris et pas mal de monde aussi. Des différends, ça existe entre nous. On n’a pas toujours le même point de vue et la même manière de voir les choses, mais généralement on est capables de s’en parler […] cette fois-ci ça ne s’est pas passé comme ça pour toutes sortes de raisons, a avoué Marie-France Bélanger.

Après quelques semaines passées à réfléchir, la dirigeante a choisi de garder son poste.

Je me sens en pleine légitimité de continuer à exercer mes fonctions. J’ai des appuis très solides à l’interne, j’ai un appui sans réserve de mon conseil d’administration, d’instances comme le syndicat du personnel de soutien et du personnel professionnel et j’ai eu de nombreux appuis d’enseignants, a révélé Marie-France Bélanger.

La directrice générale affirme également avoir reçu l’appui du ministre caquiste de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

J’ai encore le goût de travailler pour le Cégep. J’ai encore la capacité de diriger cette organisation-là et je veux le faire.

Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep de Sherbrooke

Excédé des compressions et du « malfinancement » du Cégep , le Syndicat a soutenu début avril que ses membres ne croyaient plus que la directrice était la personne en mesure d'amener le Cégep à se revaloriser. Marie-France Bélanger avait alors pris congé quelques semaines pour faire le point sur son avenir.

J’avais besoin de réfléchir à tout ça. Le choc a été quand même important pour moi. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’on fait au Cégep de Sherbrooke, je voulais m’assurer que la décision que je prends soit entièrement réfléchie, pour moi et pour le Cégep, a soutenu Marie-France Bélanger.

Le conseil d’administration du Cégep avait quant à lui rejeté la demande de licenciement et réitéré sa confiance envers la dirigeante.

Le conseil d'administration a toute sa confiance en sa directrice générale [...] Cette confiance n’a jamais été remise en question par le C.A., avait alors affirmé la présidente du conseil d'administration du Cégep de Sherbrooke, Julie Banville.

« Un manque de vision »

Deux cent trente-six professeurs avaient du même souffle dénoncé l’incapacité des cégeps du Québec « à défendre le réseau » dans une lettre ouverte intitulée « Quelle vision pour les cégeps? » qui avait été publiée au début du mois.

Marie-France Bélanger affirme pour sa part que plusieurs détails de la lettre sont inexacts.

De dire qu’on n’a rien fait pour contrer les coupes budgétaires du gouvernement précédent, c’est un peu simplifier la réalité. On a obtenu du réinvestissement dans le réseau collégial au dernier budget, je pense honnêtement qu’on l’a obtenu parce que les directions générales et la Fédération des cégeps se sont battues, a répliqué celle qui a également présidé la Fédération des cégeps pendant trois ans et demi.

De retour au tavail, la directrice générale compte bien tourner la page sur les évènements.

Il y a des liens qui ont été fragilisés, il faut qu’on y travaille […] ce qui nous rallie, c’est notre mission, c’est nos étudiants, ce sont nos valeurs institutionnelles et là-dessus que je veux qu’on cible nos actions pour travailler ensemble, a affirmé Marie-France Bélanger. Ces évènements peuvent nous servir de levier pour aller plus loin, encore faut-il qu’on puisse le faire collectivement.

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