•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Fougue et rayonnement pour La La La Human Steps

    Les danseurs de La La La Human Steps interprètent la chorégraphie « Fractales » dans un studio de Radio-Canada (16 décembre 1991).

    Il y a trente ans, la compagnie de danse La La La Human Steps connaissait un succès retentissant à travers le monde.

    Photo : Radio-Canada / Jean Bernier

    Radio-Canada

    Le 29 avril marque la Journée internationale de la danse. À cette occasion, nous vous proposons de revenir sur une compagnie québécoise dont le nom, il y a 30 ans, était sur toutes les lèvres : La La La Human Steps.

    Fondée par Édouard Lock au début des années 80, la compagnie La La La Human Steps a réinventé la danse contemporaine.

    Ce renouveau est le fruit de chorégraphies percutantes, repoussant les limites du corps et du mouvement, et qui ont voyagé sur les scènes les plus prestigieuses du monde.

    Oranges

    Ce soir, 9 décembre 1981

    Voici l’archive la plus ancienne que nous ayons de la troupe Lock-Danseurs, plus tard renommée La La La Human Steps.

    Au bulletin de nouvelles Ce soir du 9 décembre 1981, le journaliste culturel Paul Toutant s’intéresse au spectacle Oranges qui a épaté la critique à New York.

    Édouard Lock explique au journaliste que sa chorégraphie offre une réflexion de la vie quotidienne d’une ville « mais en utilisant une énergie plus poussée, plus vitale, une concentration de mouvements qui est peut-être plus extrême que ce qu’on verrait dans le quotidien ».

    La signature de La La La Human Steps, faite de force et de vitesse, se révèle déjà dans le discours du chorégraphe.

    Le reportage montre ses collaborateurs de la première heure en performance, dont la danseuse Louise Lecavalier qui incarnera la vision du chorégraphe avec une passion et une énergie inépuisables.

    Businessman in the Process of Becoming an Angel

    La La La Human Steps provoque et sait attirer l’attention.

    Ce reportage au Téléjournal du 18 mai 1983 nous en donne un bon exemple.

    Téléjournal, 18 mai 1983

    Afin de promouvoir le spectacle Businessman in the Process of Becoming an Angel, les danseurs de la troupe bloquent la rue Sainte-Catherine à l’heure du dîner.

    Sur la marquise du Spectrum, Édouard Lock et Michel Lemieux présentent la mascotte de La La La, un énorme chien rose appelé Max.

    Pour sa performance dans Businessman in the Process of Becoming an Angel, Louise Lecavalier deviendra la première Canadienne à remporter un Bessie Award à New York en 1985.

    Human Sex

    Avec Human Sex, la troupe effectue sa première tournée mondiale, et ce, après avoir fait salle comble durant trois semaines au Spectrum de Montréal.

    Œuvre subversive, Human Sex fait éclater les stéréotypes sexuels. La danseuse étoile Louise Lecavalier y mêle les codes du genre en soulevant ses partenaires masculins, notamment le danseur Marc Béland.

    Arts Plus, 2 décembre 1986

    « Expérience sensorielle et sensuelle avant tout, ça peut être un chaos organisé ou les pulsions de la libido avant qu’elle ne se transforme en fantasme. » C’est ainsi que le journaliste Réjean Gaudreau décrit le spectacle lors de son passage en Ontario.

    Ce reportage diffusé au magazine régional Arts Plus du 2 décembre 1986 offre des images saisissantes de la chorégraphie énergique des danseurs de La La La Human Steps.

    Édouard Lock explique sa démarche artistique au journaliste. Pour ce dernier, la danse doit pouvoir exprimer la démesure qui habite chaque être humain.

    S’il bouge [le corps], il devient une idée, il devient un flux. Il perd sa forme et devient un désir, il devient un but animé par une volonté qui est aussi abstraite que n’importe quelle idée qu’on peut avoir.

    Édouard Lock

    Plus de trente ans de rythme effréné

    Après Human Sex, le spectacle Infante, c'est destroy connaîtra un succès retentissant à la fois parmi le public et la critique au début des années 90.

    Œuvre-choc qui allie cadence survoltée et images fortes chargées de symboles religieux, Infante, c'est destroy est décrite par les critiques comme une expérience totale, presque mystique, qui envoûte son auditoire et le plonge dans un état de transe.

    L'œuvre attire et bouleverse plus de 120 000 spectateurs au cours de sa tournée mondiale dans 35 villes sur 4 continents.

    Le Téléjournal 18h, 12 avril 2011

    Au Téléjournal du 12 avril 2011, la journaliste Tanya Lapointe offre un rapide survol du parcours de la troupe La La La Human Steps à l’occasion de son 30e anniversaire.

    Parmi les moments marquants de la compagnie de danse, des collaborations avec l’Opéra de Paris ou encore avec les musiciens Frank Zappa et David Bowie.

    La journaliste aborde aussi le virage artistique pris par la compagnie après le départ de sa muse Louise Lecavalier en 1999, avec notamment une exploration autour d’un grand symbole de la danse classique : la pointe.

    Alors que le pays est en campagne électorale fédérale, Tanya Lapointe interroge le fondateur et directeur artistique de La La La Human Steps sur le financement public de la danse.

    « Un soutien gouvernemental est essentiel », explique Édouard Lock. Mais s’il est la norme en Europe, ce n’est pas autant le cas ici.



    Moins de cinq ans plus tard, Édouard Lock devra mettre la clé sous la porte de sa compagnie.

    Le 2 septembre 2015, il annonce qu’il met un terme aux activités de La La La Human Steps en raison d’une accumulation de problèmes financiers.

    Le chorégraphe poursuivra ses projets de création pour d’autres compagnies.

    Les œuvres de La La La Human Steps, elles, appartiennent désormais à la mémoire.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Arts