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La Fédération des Nations autochtones souveraines réclame un commissaire aux traités international

Quatre personnes assis en train de faire une mêlée de presse. Derrière eux, il y a des enseignes autochtones.
De gauche à droite : Morley Watson, vice-chef de la FSIN, Margaret Bear, chef de la Première Nation Ochapowace, Tim Bear, gestionnaire des terres et le gérant du pâturage de la Première Nation Ochapowace et Bobby Cameron, chef de la FSIN. Photo: Radio-Canada / Omayra Issa
Radio-Canada

La Fédération des Nations autochtones souveraines (FSIN) sollicite l'aide des Nations unies pour créer un poste de commissaire aux traités international. Le commissaire pourrait mettre de l'avant deux dossiers : la consolidation des droits autochtones issus de traités et la cession du contrôle des services de protection de l'enfance aux gouvernements autochtones.

Le chef de la FSIN, Bobby Cameron, dit s’être entretenu avec le chef de la Première Nation Kahkewistahaw, Evan Taypotat. Celui-ci représentait la FSIN au Forum permanent des Nations unies sur les questions autochtones.

Un commissaire aux traités international permettrait d’instaurer une ligne de communication entre le gouverneur général (du Canada) et Buckingham Palace (au Royaume-Uni), a déclaré M. Cameron en conférence de presse jeudi matin.

Je suis convaincu que le Prince William et [ses acolytes] ne sont pas au courant des droits inhérents issus de traités et nous aimerions leur donner une bonne leçon d’humilité.

Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN)

Il précise que le but du commissaire aux traités international est de retrouver les droits des Premières nations retirés au moment de la signature des traités.

Depuis les débuts de la Confédération canadienne, six traités ont été signés entre la Couronne et les Premières nations en Saskatchewan.

Protection des droits ancestraux

Le commissaire pourrait remédier pacifiquement aux violations des traités autochtones et permettre l’autonomisation des Premières Nations en s’appuyant sur les droits issus des traités, souligne le chef Taypotat.

Les peuples des Premières Nations doivent se rassembler pour protéger leurs territoires ancestraux [...] que ce soit en ce qui concerne la protection des cimetières autochtones ou des étendues d’eau à Standing Rock ou de s’opposer à la construction d’un terrain de golf à Oka.

Evan Taypotat, chef de la Première Nation Kahkewistahaw et représentant de la FSIN au Forum permanent des Nations unies sur les questions autochtones

Garde d’enfants autochtones

Le chef Taypotat a également demandé aux Nations unies d'intervenir et de ne pas ménager ses efforts pour reprendre en charge la garde d’enfants autochtones placés en familles d’accueil.

Autant les gouvernements provinciaux que les parents non autochtones d’enfants autochtones échouent de la même façon. Ces enfants risquent davantage d'abandonner l'école, d'aller en prison et de se suicider [...] Ils sont ensuite abandonnés et se retrouvent dans la rue, à l’âge de 21 ans. Ça me brise le cœur, dit Evan Taypotat.

Le chef de la FSIN déplore le triste passé de la province en ce qui concerne le traitement des enfants et des familles issues des Premières Nations, en citant entre autres les pensionnats autochtones.

On a volé des générations d'enfants.

Bobby Cameron, chef de la FSIN

Il critique aussi le fait que certaines des politiques mises en place existent toujours aujourd'hui . Le gouvernement fédéral souhaite adopter une loi pour transférer le contrôle de la protection de l'enfance aux peuples des Premières Nations.

Le vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, David Pratt, estime que le gouvernement du premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, opte pour le statu quo en matière de protection de l'enfance, afin de préserver les emplois des travailleurs sociaux.

Au Canada, les enfants autochtones représentent 7,7 % de la population des enfants au pays, mais ils comptent pour 52 % des enfants placés en famille d’accueil.

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