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À la recherche de solutions pour héberger à long terme les sinistrés des inondations de Gatineau

Une affiche municipale annonce l'Édifice Jean-René-Monette.

Les sinistrés des inondations reçoivent de l'aide dans deux centres municipaux, dont celui du 89, rue Jean-René-Monette, dans le district du Lac-Beauchamp.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Gatineau connaît depuis des années une importante crise du logement. De nombreuses familles à faible revenu n'arrivent pas à trouver un logement abordable. À cela s'ajoute un nombre toujours croissant de sinistrés qui ont dû quitter leur demeure à la suite des inondations.

Selon la Municipalité, 585 personnes s’étaient inscrites jeudi midi comme sinistrés pour un total de 280 ménages. La Ville a ouvert un deuxième centre d’aide aux résidents déplacés dans le secteur de Masson-Angers et la Croix-Rouge offre de l'hébergement d'urgence dans des hôtels.

Lundi dernier lors de son passage à Gatineau, le premier ministre François Legault a reconnu que l’hébergement des sinistrés pourrait constituer un enjeu. Si on avait plusieurs centaines de personnes dans les prochains jours [à héberger], ça pourrait devenir un problème, avait-il déclaré. Donc on regarde des scénarios.

Gatineau a la pire crise de logements au Québec. Si on se retrouvait avec les chiffres de 2017 [pour le nombre de sinistrés], on aurait un enjeu de logements majeur.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Selon les données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation dans la région de Gatineau s’établissait à 1,2 % à la fin de 2018, soit sous la moyenne québécoise de 2,3 %. L’organisme a également souligné l’effet direct des tornades de septembre dernier qui ont endommagé des immeubles et forcé l’évacuation de nombreux ménages.

Travailler de concert pour aider les sinistrés

Bien au fait des difficultés d’hébergement à Gatineau, le directeur général de Logemen’Occupe, François Roy, souligne de son côté que son organisme a participé à des rencontres convoquées par la Ville pour faire le point sur les sinistrés.

La Croix-Rouge offre du logement d’urgence dans des hôtels, à court ou à moyen terme. Mais si les inondations perdurent ou si les logements évacués ne peuvent pas être réintégrés rapidement, il faudra trouver une solution pour loger les ménages déplacés.

Il faut sortir ces gens-là d’une situation d’hébergement d’urgence, particulièrement les locataires qui souvent ne veulent pas retourner dans leur logement, parce que ça peut prendre des semaines et des mois avant que ces logements redeviennent dans des conditions normales, explique M. Roy. Il précise que les locataires peuvent aviser leur propriétaire et mettre fin à leur bail.

C’est important que des organismes à l’aide au logement se rencontrent avec la Croix-Rouge pour soutenir le plus rapidement possible ces familles-là et les autres familles qui vont malheureusement devoir être prises en charge par la Croix-Rouge, soutient François Roy. Jusqu'à présent, il n’y a pas eu vraiment de rencontre terrain avec les sinistrés qui sont présentement hébergés dans des hôtels.

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