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Des citoyens expriment leurs craintes sur le projet Galt

Des citoyens expriment leurs craintes sur le projet Galt
Radio-Canada

Fracturation hydraulique, impact environnemental du transport de pétrole, définition de l'acceptabilité sociale... ce sont quelques préoccupations et questionnements soulevés mercredi soir à Gaspé lors de la première séance d'information et de consultation sur le projet Galt.

Une quarantaine de personnes s'étaient déplacées, une assistance où les avis semblaient partagés.

Contrairement aux personnes qui paraissaient favorables au projet, celles qui s’y opposent étaient plus enclines à s’exprimer.

Des citoyens se demandaient si les risques pour l'environnement valaient le coup pour une exploitation évaluée à huit millions de barils de pétrole durant 40 ans, soit l'équivalent de 32 jours de consommation de pétrole au Québec, dans un contexte de transition énergétique.

Affiche créée pour expliquer le processus qu'entend utiliser la compagnieMême si Cuda Pétrole et Gaz répète qu'il n'y aura pas de fracturation hydraulique, certains citoyens demeurent sceptiques. Photo : Radio-Canada

Est-ce que ça vaut le risque tout ça? a demandé un citoyen.

On a refusé le pipeline du projet Trans Mountain et là, on mettrait un pipeline en pleine forêt dans un environnement qui est extraordinaire. [...] Sur le plan de l’acceptabilité sociale, [on souhaiterait la tenue d']un référendum, c’est ce qui est le plus démocratique, a souligné une autre citoyenne.

Selon un autre participant, les citoyens auraient dû être consultés avant que plusieurs millions ne soient investis.

Selon la nouvelle loi promulguée par les libéraux, entrée en vigueur l’automne dernier, les entreprises doivent se soumettre à plusieurs exigences.

La compagnie devait embaucher une firme indépendante pour une étude d’impact. Effectuée par Activa Environnement de New Richmond, cette étude sera présentée au ministère de l’Environnement.

Activa Environnement mènera deux séances publiques. Celle d'hier avait comme objectif de présenter le projet à la population et d'écouter les commentaires de la quarantaine de personnes dans la salle. La prochaine se tiendra sur la base de scénarios plus précis. Il y a déjà eu une rencontre avec des élus et des organismes concernés par le projet.

Une carte situant les analyses d'impactsUne carte situant les analyses d'impacts Photo : Radio-Canada

Par la suite, la firme évaluera différentes données, comme les impacts du transport par camion, par bateau, par train, l'emplacement d'un nouvel oléoduc et gazoduc. Il faudra aussi évaluer si l'exploitation du pétrole à Gaspé émet moins de gaz à effet de serre que celle des sables bitumineux de l'Alberta.

Le vice-président pour le Québec de Cuda Pétrole et Gaz, Mathieu Lavoie, a répété que l'exploitation d'hydrocarbures sur le gisement Galt ne prévoit pas de fracturation hydraulique et peut être rentable sans cette technique controversée. Il aimerait que les ceux qui sont défavorables au l'exploitation du gisement Galt attendent les résultats de l’étude avant de s’opposer.

Présentement, de dire " je suis contre le projet " quand on ne connaît pas les risques, j’aurais tendance à dire que c’est prématuré, a-t-il affirmé.

Activa Environnement prévoit présenter son évaluation environnementale l'automne prochain au ministère québécois de l'Environnement. Par la suite, le BAPE mènera ses propres consultations et évaluations. La Régie de l'énergie devra aussi évaluer la viabilité économique du projet Galt.

Avec les informations de Martin Toulgoat

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie pétrolière