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Des textos détaillent l'arrestation d’Abdirahman Abdi

Une photo d'Abdirahman Abdi, à gauche, et du policier Daniel Montsion, à droite.

Le policier Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves relativement à la mort d'Abdirahman Abdi.

Photo : CBC

Radio-Canada

Un témoin de la Couronne qui témoignait lors du procès de Daniel Montsion, accusé d'homicide involontaire, a offert un récit détaillé des événements entourant l'arrestation d'Abdirahman Abdi, mercredi.

Le témoignage de Sarah Clements est d’ailleurs le premier qui n’a pas été jugé inexact ou compromis.

Mme Clements a été en mesure de fournir un fil des événements relativement clair en se basant sur des messages textes qu’elle a envoyés alors qu’elle voyait la scène se produire devant ses yeux, à travers la fenêtre de son logement.

Mme Clements a vu les policiers pourchasser M. Abdi le long de la rue Wellington Ouest en direction de la rue Hilda aux alentours de 9 h 46 le 24 juillet 2016.

« Il n’attaquait pas »

M. Abdi transportait un tapis de caoutchouc sur sa tête et a refusé de le déposer, et ce, malgré les demandes répétées des agents, a témoigné Mme Clements. Il s’enfuyait. Il n’attaquait pas, a-t-elle dit.

Elle a mentionné avoir vu l’agent Montsion frapper Abirahman Abdi au visage plus d’une fois. C’était violent et ça m’a choqué de voir quelqu’un se faire frapper au visage, a fait valoir Mme Clements.

À ce stade-là, Mme Clements a arrêté de regarder pour envoyer un message texte à un ami.

Selon les éléments entendus au procès, après qu’il eût été frappé par l’agent Montsion, Abdirahman Abdi a été poussé au sol par l'autre agent qui se trouvait sur place, Dave Weir. Lorsque Mme Clements a relevé son regard, M. Abdi faisait face au sol et il était menotté.

Sur l'image, on peut voir un policier frapper un homme debout.

Le juge au procès du policier ottavien Daniel Montsion, accusé de l'homicide involontaire d'Abdirahman Abdi, a accepté une requête des médias qui demandaient d'avoir accès à la vidéo de surveillance de l'intervention policière.

Photo : Capture d'écran d'une vidéo de surveillance

M. Abdi est tombé durement, selon le message que Mme Clements a transmis à son ami, ce qui appuie la thèse de la défense voulant qu’Abdirahman Abdi eût été blessé lorsque l’agent Weir l’eût poussé au sol.

Mme Clements a précisé qu’elle a écrit ce message en se basant sur la quantité de sang dans le visage de M. Abdi, en plus du fait qu’il avait cessé de bouger.

Mme Clements a affirmé qu’elle n’a pas vu l’agent Montsion frapper M. Abdi alors qu’il était au sol. Elle a continué de regarder la scène jusqu’au moment où M. Abdi a été transporté en ambulance.

L’agent Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d’homicide involontaire, de voies de fait graves et d’agression armée. Son procès se poursuivra jusqu'au 5 juillet.

Avec les informations de Laura Osman

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites