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Bénévoles et sinistrés unissent leurs forces contre la montée des eaux

Des élèves de l'école Samuel-de-Champlain participent au remplissage de sacs de sable à Quispamsis aux côtés de militaires canadiens.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Pierre-Philippe LeBlanc

Des personnes dans les régions touchées par les inondations au Nouveau-Brunswick font preuve d'entraide et de solidarité devant l'adversité.

Le débordement du fleuve Saint-Jean touche de plus en plus les régions du sud-ouest de la province, indique un porte-parole de l’Organisation des mesures d’urgence, Robert Duguay. Il y a toutes les régions sud jusqu’à Saint-Jean qui vont continuer à voir des augmentations de leurs niveaux d’eau puisque ça se dirige vers eux à l’heure actuelle, explique-t-il.

À Saint-Jean, de nombreux élèves du secondaire donnent un coup de main aux sinistrés en remplissant des sacs de sable.

On a fait une organisation très, très vite, hier, parce que ce n’est pas quelque chose de très évident. On a envoyé les feuilles d’autorisation aux parents. Puis, ce matin, on met nos bottes et on va aller aider, explique l’agente de développement culturel et sportif aux écoles Samuel-de-Champlain et des Pionniers, Janique Cormier.

Blaine Higgs accroupi attache des sacs remplis de sableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Blaine Higgs (à droite), de passage dans la région jeudi, a donné un coup de main aux bénévoles.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Un élève de 11e année de l'école Samuel-de-Champlain, Nicolas Connors, est heureux d'être du nombre.

L’année passée, j’ai un ami qui s’est fait inonder. La communauté l’a beaucoup aidé. J’aimerais aider beaucoup d’autres gens qui sont touchés par l’inondation, explique Nicolas Conners.

J’étais content de voir que plusieurs des élèves, la majorité d’entre eux, voulaient aider aujourd’hui.

Nicolas Connors, élève à l'école Samuel de Champlain

On a environ 170 étudiants au secondaire, et au-delà de 100 ont décidé de venir nous aider, précise Janique Cormier.

« J’ai le coeur très chaleureux de les voir faire cette belle démarche », ajoute-t-elle.

Un bénévole à la rescousse d’une collectivité isolée

La route menant à l’île Darlings, près de Saint-Jean, est à nouveau impraticable, comme l’an dernier, à cause de l’inondation, mais les résidents peuvent à nouveau compter sur le bénévole Rob Dekany, surnommé « Uber Rob » pour les transporter en bateau.

Il y a une personne qui ne vit pas sur l’île, qui a pris sur lui d’amener son bateau et de nous transporter pendant 10 jours. Uber Robert était là. C’est le héros local, affirme une résidente de l’île Darlings, Sylvie Duguay.

Cinq dames sur la terre ferme remercie M. Dekany qui est debout dans son bateauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rob Dekany parle avec des résidentes de l'île Darlings. Elles le remercient pour son travail qui leur permet de se déplacer en toute sécurité.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Le ministère des Transports a mis deux bateaux à la disposition des résidents de l’île, ajoute Sylvie Duguay. Ces bateaux se promènent entre 7 h et 19 h, mais Uber Rob est là à 5 h du matin, souligne-t-elle.

C’est la cinquième inondation que connaît Mme Duguay depuis qu’elle s’est installée sur cette île il y a 23 ans.

Ce que je trouve, c’est la générosité des bénévoles, et les gens qui s’entraident sur l’île aussi [...] Ça réchauffe le coeur de voir ces choses.

Sylvie Duguay, résidente de l’île Darlings

Toujours dans la région de Saint-Jean, Marc Daigle n’est pas touché par l’inondation, mais il offre bénévolement son aide aux sinistrés.

On ne connaît pas ces personnes-là. Mais si on était dans leur situation, on apprécierait l’aide. Dans le fond du coeur, c’est pour ça que je fais ça. Et on voit que les gens apprécient tellement ce qu’on fait, indique M. Daigle.

Marc Daigle avait aussi aidé les sinistrés l’an dernier. Il s’est lié d’amitié avec plusieurs d’entre eux.

On a des amis un peu partout. Comme je vous dis, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Si on peut aider notre voisin, qu’on ne connaît pas, on le fait, conclut M. Daigle.

Avec des renseignements du Réveil Nouveau-Brunswick

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