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Une rue inondée de Gatineau alors qu'il fait nuit.

Une rue de Gatineau, touchée par les inondations, alors qu'il fait nuit.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada

La crue printanière ne se repose pas la nuit. Le niveau des eaux a continué de monter de quelques centimètres au cours des dernières heures, si bien que des résidents du district du Lac-Beauchamp à Gatineau sacrifient leur sommeil pour préserver leurs maisons.

Richard Martin en était à sa 17e heure d’éveil lorsque l’équipe de Radio-Canada est arrivée à la résidence endiguée de son père, qu’il habite et où il monte la garde avec des amis venus l’aider à pomper l’eau qui commence à s’infiltrer dans l’immeuble.

Il y a minimum trois personnes ici, 24 heures par jour, dit M. Martin, qui a réussi à rassembler un petit groupe d’amis qui contribuent à l’effort. On fait des quarts [de travail], tout le monde. Il y en a plusieurs qui ont abandonné; nous, on essaie de continuer le plus longtemps qu’on peut, on n’a pas le choix, dit-il.

Les membres du groupe s’assurent de vérifier que tout est en état de marche et que les pompes ne sont pas bloquées. Selon eux, les pompes ne se bloquent pas souvent, mais, oui, ça bloque. Il faut donc assurer une surveillance constante.

C’est plus qu’à temps plein, souligne l’un d’eux. D'ailleurs, la situation est telle que certains mettent une croix sur des revenus après avoir pris congé pour assurer une présence sur place.

Un homme surveille une pompe qui évacue de l'eau.

La pompe ne dérougit pas, peu importe l'heure.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

C’est toute leur vie qui est chamboulée par cette crue importante. J’ai pris congé toute la semaine. On a fait ça toute la semaine. J’étais supposé aller à l’ouverture de la pêche en fin de semaine, mais j’ai tout annulé ça, a déploré Daniel Verner, un ami qui participe au combat.

C’est la vie, on n’a pas le choix.

Daniel Verner

Au commencement de la nuit, le groupe avait les pieds au sec dans le garage, mais aux premières lueurs du jour, l'eau avait atteint le niveau du sol.

La nuit n’a pas été de tout repos pour le groupe. Luc Bastien admet que le groupe a un peu perdu le contrôle , puisque des pompes se sont bloquées à plusieurs reprises.

Un groupe de personnes dans une remise.

Des Gatinois sont solidaires face aux inondations.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Par ailleurs, le groupe craint de manquer de courant. Advenant une coupure d'électricité, les pompes vont cesser de fonctionner. Ça nous fait de la peine de voir que tout l’effort qu’on y a mis au cours de la dernière semaine peut se dégrader en un coup d’interrupteur.

Malgré les efforts constants, il ne faut pas prendre de risques inutiles, selon un conseiller municipal de Gatineau. Oui, protéger des biens matériels, c’est une chose, mais au détriment de ta sécurité et de ta santé personnelle, ça reste problématique, a averti pour sa part le conseiller du district du Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles