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Les défis du nouveau PDG du CHU de Québec

Le chantier de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus à Québec.
Le chantier de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus à Québec. Photo: Radio-Canada / Jean-Simon Fabien
Radio-Canada

Le nouveau président-directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec devra relever de nombreux défis. Au haut de la liste, Martin Beaumont devra mener à terme le projet du méga-hôpital de l'Enfant-Jésus et trouver une solution au temps supplémentaire obligatoire imposé trop fréquemment aux infirmières.

« Il ne faut jamais oublier pour qui on travaille, qui nous paye », lance d’entrée de jeu le haut fonctionnaire. « D’être jugé sur des résultats, sur des échéanciers et d’être jugé sur l’accès, sur la qualité de notre gestion, ça me motive. »

Martin Beaumont cumule 20 ans d’expérience dans le domaine de la santé, notamment comme inhalothérapeute et PDG du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Selon lui, il est primordial pour les gestionnaires de bien comprendre ce qui se passe en première ligne.

À l’occasion de la Journée sans TSO (temps supplémentaire obligatoire) du 8 avril dernier, le PDG a d’ailleurs décidé d’attaquer le problème de front.

« On a mis nos gestionnaires sur le terrain. On a cancellé la formation pour y arriver, mais somme toute, je vais vous dire qu'on a appris des choses. On a appris qu'on est capable de mieux faire, mieux planifier notre main d'oeuvre, mieux s'organiser. »

Martin Beaumont ne cache pas qu’il est difficile de recruter du personnel en ce moment. Il ajoute toutefois que plus de 70 % les infirmières du CHU sont à temps plein et que l’établissement affiche « le plus bas niveau de TSO de la province ».

Entrevue avec le PDG du CHU de Québec

Chantier à deux milliards

Le nouveau grand patron aura aussi la tâche de mener le chantier de l’Enfant-Jésus à bon port.

Bien plus que le chantier de construction, la nouvelle infrastructure entraînera nécessairement une réorganisation du travail des professionnels de la santé.

« On ne fait pas seulement ériger des murs, on change nos façons de faire pour générer encore plus de valeur, plus d'accès, plus de qualité », résume le PDG.

Il n'y a pas beaucoup de hauts dirigeants dans la province de Québec qui vont pouvoir dire qu'ils ont piloté des projets de construction de plus de deux milliards.

Martin Beaumont, PDG du CHU de Québec

Un plan de 100 jours

Sur le plan organisationnel, Martin Beaumont n’a pas l’intention de se lancer dans de grandes réformes, du moins pas à court terme.

Son premier plan stratégique, d’une durée de 100 jours, en est un principalement d’observation et de familiarisation avec son nouveau milieu.

« Ça t'oblige vraiment à une écoute très active avant de faire des moves ou des changements qui seraient inappropriés. Ça force vraiment à bien connaître ton environnement autant interne qu'externe », explique le directeur.

Le dirigeant n’a que de bons mots pour celle qui l’a précédé, Gertrude Bourdon, qui a quitté le CHU de Québec pour se lancer en politique aux dernières élections.

« Elle a laissé un héritage et c'est vraiment pas gênant de s'inscrire dans son sillage, affirme le nouveau directeur. C'est une organisation en très bonne santé. »

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