•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une résidence défoncée par des blocs de glace en Mauricie

Vue de l'intérieur de la maison. La porte-patio a explosé sous la force du contact avec la glace.

L'embâcle qui a cédé sur la rivière Batiscan a terminé sa course dans la maison d'un couple.

Photo : Gilles Foley

Marie-Pier Bouchard

Un couple de Saint-Stanislas, en Mauricie, a eu toute une frousse lundi soir quand d'énormes morceaux de glace ont percuté leur résidence située en bordure de la rivière Batiscan. Heureusement, plus de peur que de mal pour ces riverains, mais du jamais vu pour eux en 40 ans.

Lundi, en soirée, un embâcle qui s’était formé sur la rivière Batiscan a cédé, ce qui a libéré de gigantesques blocs de glace qui ont embouti l’arrière de la résidence de Gilles et Denise Foley.

La glace arrivait tranquillement et plus qu'elle arrivait, plus elle montait en hauteur, je ne voyais plus rien dehors. Nous, on reculait parce qu'on avait peur, raconte Mme Foley.

La fenêtre est complément obstruée par la glace et la terre.

L'embâcle qui a cédé sur la rivière Batiscan a terminé sa course dans la maison d'un couple.

Photo : Gilles Foley

La porte patio a tombé à terre. La glace, la terre, tout rentrait.

Denise Foley
Femme portant des lunette en entrevue à la caméra.

Denise Foley habite en bordure de la rivière Batiscan, à Saint-Stanislas, en Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Le couple a quitté les lieux pour la nuit dans un souci de sécurité et est allé constater les dommages très tôt mardi matin.

Une porte-patio et une galerie arrachées, des blocs de béton de 2500 livres déplacés sur plusieurs mètres et qui ont fini leur course chez le voisin, des murs enfoncés : la glace a laissé bien des traces de son passage.

Des éléments en bois sont arrachés

L'embâcle qui a cédé sur la rivière Batiscan a terminé sa course dans la maison d'un couple.

Photo : Gilles Foley

Dès le lendemain, Gilles Foley a réclamé les services d’un pelle mécanique pour dégager les glaces.

Les murs sont enfoncés et les fenêtres explosées

L'embâcle qui a cédé sur la rivière Batiscan a terminé sa course dans la maison d'un couple.

Photo : Gilles Foley

Après, j'ai appelé un ouvrier pour sécuriser la maison pour que le toit ne s'effondre pas, ajoute-t-il.

Homme portant un manteau rouge et une casquette grise en entrevue à la caméra.

Gilles Foley habite en bordure de la rivière Batiscan, à Saint-Stanislas, en Mauricie.

Photo : Radio-Canada

La facture des travaux pourrait grimper jusqu’à environ 10 000 $, estime M. Foley.

Du jamais vu

En 40 ans, c’est du jamais vu pour le couple Foley. Le niveau de la rivière Batiscan n’a jamais été aussi élevé que cette année et jusqu’ici, les glaces n’avaient jamais atteint les bâtiments, selon Denise Foley.

L'eau est toujours un peu plus haute d'année en année et les glaces qui remontent de plus en plus haut et sont de plus en plus grosses aussi.

Denise Foley

Mme Foley ne cache pas son inquiétude à la suite des événements de cette semaine.

C'est inquiétant. S'il faut que ça arrive encore on ne va pas rester ici, on va s'en aller ailleurs pis pas proche des rivières, affirme-t-elle.

Rivières Batiscan et Mékinac sous surveillance

Les autorités continuent de surveiller le couvert de glace de la rivière Batiscan parce qu’un nouvel embâcle pourrait encore se former au cours des prochains jours.

On ne sait pas quand ni comment la glace va se détacher, explique le directeur de la Régie intermunicipale des incendies de la Vallée du Saint-Maurice, Christian Paré, qui confirme que le niveau de la rivière Batiscan est particulièrement haut cette année.

Par ailleurs, la rivière Mékinac est sous haute surveillance, principalement dans le secteur Saint-Joseph-de-Mékinac, à Trois-Rives. Selon le dernier bilan, le débit de la rivière est stable, mais on note une légère augmentation de son niveau comparativement à mardi.

Six ou sept résidences sont présentements inondées, selon le coordonnateur des mesures d’urgence, Pierre Beauséjour, et on estime que 90 résidences pourraient potentiellement être affectées au plus fort de la crue si la rivière Mékinac continue de monter.

La rivière Mékinac passe quelques centimètres sous le pont du chemin de la Rivière, à Trois-Rives, à cause de la crue des eaux.

La rivière Mékinac touche pratiquement le pont du chemin de la Rivière, à Trois-Rives.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Les autorités sont donc toujours en mode prévention et préparation avec les citoyens qui sont invités à se préparer à toute éventualité. On leur demande de s’assurer d’avoir de l’eau et des provisions pour quelques jours.

Pierre Beauséjour affirme qu’il a toujours des bonnes raisons de croire que le niveau de la rivière Mékinac va grimper d’ici lundi.

Des soldats des Forces armées canadiennes sont toujours sur place et vont le rester tant qu’il y aura du danger, mentionne M. Beauséjour.

Mauricie et Centre du Québec

Conditions météorologiques