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À cinq mois de son procès, Abdulahi Sharif n’a toujours pas d’avocat

Abdulahi Hasan Sharif
Sur sa photographie d'identité judiciaire, Abdulahi Hasan Sharif porte les marques de blessures subies le soir des événements. Photo: Service de police d'Edmonton
Radio-Canada

Abdulahi Sharif n'avait toujours pas d'avocat mercredi au palais de justice d'Edmonton. L'homme accusé d'avoir mené une attaque au camion-bélier en 2017 en est à sa troisième comparution sans représentant légal depuis mars.

Cette fois, le juge Paul Belzil de la Cour du Banc de la Reine a durci le ton : « Vous devez collaborer » a-t-il ordonné à l’accusé avant de lui offrir « une dernière chance ».

Il aura jusqu’au 2 mai pour se trouver un avocat, sans quoi la Cour nommera un amicus curiae, un avocat chargé de faciliter le travail du juge et de défendre les droits de l’accusé lors des prochaines audiences.

Le procès n'est pas reporté pour autant. Le Somalien d’origine devra répondre à 11 chefs d'accusation, dont 5 pour tentative de meurtre, à partir de la fin du mois de septembre.

Abdulahi Sharif avait congédié ses premiers avocats. Il s’est ensuite fait offert les services d’un avocat de l’aide juridique avec 36 années d’expérience, Greg Lazin. Dans la dernière semaine, ce dernier a tenté à deux reprises de rencontrer l’accusé, mais sans succès. Le détenu a préféré rester dans sa cellule que de consulter le juriste.

« Je préfère un avocat que je choisis moi-même à un avocat qu’on m’impose », a expliqué à la Cour l’accusé par la bouche de son traducteur. Il était toutefois incapable de nommer un avocat dont il désirait retenir les services.

Alberta

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