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Négo du secteur public : cinq grands syndicats signent un pacte de non-maraudage

Une cinquantaine de syndiqués ont manifesté à Baie-Comeau.
Les conventions collectives des employés de l'État viendront à échéance en mars prochain et les syndicats doivent déposer leurs demandes dès le mois d'octobre. Photo: Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais
La Presse canadienne

Cinq grands syndicats des secteurs public et parapublic viennent de signer un pacte de non-maraudage - une étape qui annonce le début d'un long processus qui mènera à la négociation pour le renouvellement des conventions collectives.

Les conventions collectives des employés de l'État viendront à échéance en mars prochain et les syndicats doivent déposer leurs demandes dès le mois d'octobre.

Le protocole de non-maraudage a ainsi été conclu par les trois plus grandes centrales, soit la FTQ, la CSN et la CSQ, de même que la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Toutefois, ce pacte de non-mauradage à cinq ne signifie pas que les cinq négocieront ensemble les conventions collectives. La FIQ et l'APTS - deux organisations constituées de syndiqués dans la santé et les services sociaux - ont déjà fait savoir qu'elles négocieraient ensemble. La FTQ, la CSN et la CSQ veulent former un front commun de leur côté.

« Jouer ça calmement »

Par ce genre de protocole, qu'on décrit souvent comme un pacte de non-agression, les syndicats s'engagent simplement à ne pas chercher à recruter des membres au sein des autres organisations signataires.

« On a cru bon de jouer ça calmement et ne pas se marauder entre nous », a résumé Daniel Boyer, président de la FTQ, en entrevue avec La Presse canadienne.

« Plutôt que de mettre toute notre énergie à se déployer sur le terrain pour faire valoir nos organisations, on pense que c'est vraiment un signal important à donner au gouvernement : nous serons à l'heure d'obtenir des conditions de travail et salariales pour nos membres », a renchéri Sonia Éthier, présidente de la CSQ.

Ensemble, les cinq représentent 425 000 travailleurs dans le réseau de la santé et des services sociaux, les commissions scolaires, les collèges et les organisations gouvernementales.

Il faut dire que la dernière période de maraudage intersyndical dans le secteur de la santé, en 2017, avait laissé d'importantes cicatrices. La CSN avait alors perdu 23 000 membres au profit des autres organisations - une perte historique pour la centrale.

Même si la FIQ et l'APTS ne négocieront pas à la même table que le front commun des trois centrales, M. Boyer pense qu'ils sauront se rejoindre sur bien des points.

« J'ai comme l'impression qu'avec ce gouvernement-là, on risque peut-être de former un plus grand groupe, éventuellement, dans le courant de la négociation. C'est pour ça qu'on convient d'un protocole de non-maraudage entre nous, parce qu'on sait qu'on aura des batailles à mener ensemble. Si on ne négocie pas à la même table, il n'en demeure pas moins qu'on va négocier avec le même employeur », a souligné M. Boyer.

Pas signataires

Fait à noter, trois autres grands syndicats, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) n'ont pas signé ce pacte.

En entrevue, Richard Perron, président du SPGQ, a dit s'attendre « à être attaqué » par les autres organisations syndicales qui voudront peut-être tenter de lui soutirer des membres. Mais il s'attend à ce que ses membres lui restent fidèles.

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