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Gazoduq : les retombées économiques du pipeline se font attendre

Une carte montre où passerait le projet de Gazoduq.

Le tracé préliminaire du gazoduc en Abitibi-Témiscamingue

Photo : gracieuseté

Piel Côté

L'entreprise Gazoduq a dévoilé le tracé de son projet de pipeline, à la suite des consultations réalisées ces derniers mois. Le gazoduc passerait au nord de Rouyn-Noranda et sur le territoire de plusieurs municipalités dont La Motte, La Corne, Belcourt et Barraute. Plusieurs observateurs doutent encore que l'Abitibi-Témiscamingue en obtienne de véritables avantages.

Dans l'ensemble de l'Abitibi-Témiscamingue, le pipeline serait d'une longueur de 317 kilomètres.

Le tracé préliminaire contourne les lacs et les aires protégées, comme les collines Kékéko à Rouyn-Noranda et le parc national d'Aiguebelle.

Malgré tout, la mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, se questionne sur les retombées économiques du projet.

Tout ça est très flou, il n'y a rien à ce stade-ci qui nous confirme ces avantages-là, fait-elle valoir.

Une position partagée par la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda. Peu de ses membres devraient bénéficier d'un contrat relatif au pipeline, laisse entendre le président, Jean-Claude Loranger.

Le milieu des affaires s'attend à bien peu de retombées économiques en lien avec la mise en place de ce gazoduc. Nous avons parlé à des entreprises, et il n'y a pas vraiment de possibilités de contrats pour nos gens d'affaires, soutient M. Loranger.

Il ajoute que son organisation reconnaît que l'environnement subira des impacts. Pour cet aspect du projet, nous allons nous fier au Bureau des audiences publiques sur l'environnement, ajoute-t-il.

Une carte montre de tracé d'un projet de gazoduc.

L'entreprise Gazoduq a dévoilé un tracé plus précis de son projet de gazoduc de gaz naturel passant de l'Ontario au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : gracieuseté Gazoduq

L'entreprise a fait savoir que l'étude des impacts sociaux et économiques permettra de donner plusieurs réponses aux élus et aux particuliers qui attendent de connaître les compensations.

La directrice par intérim du conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue, Bianca Bédard, craint que des écosystèmes soient bouleversés sans qu'aucune compensation soit versée aux Québécois.

Comparativement aux terres privées, il n'y a pas de compensation prévue pour la destruction de terrains humides des terres publiques, mentionne Mme Bédard.

Gazoduq assure que la faune et la flore ne seraient pas trop touchées par son projet.

Quelles seraient les espèces qui pourraient être d'une façon ou d'une autre impactées? Ça doit être documenté dans notre étude d'impact qui sera déposée d'ici la fin de l'année, affirme la directrice des affaires publiques et des relations avec les communautés chez Gazoduq, Marie-Christine Demers

Réduire les GES

L'argument avancé par l'entreprise lors de son point de presse de mercredi est que le gaz naturel est nettement moins polluant que le charbon en matière de gaz à effet de serre. Pour cette raison, exporter du gaz naturel à partir de Saguenay vers des régions du monde qui utilisent encore le charbon serait bon pour l'environnement, affirme-t-on.

L'objectif d'Énergie Saguenay est donc d'acheminer par bateau du gaz naturel en Europe et en Asie.

Le pipeline servirait ainsi à réduire les gaz à effet de serre au niveau planétaire, affirme Marie-Christine Demers. Le Québec a l'occasion de jouer un rôle de leader, ajoute-t-elle.

Le parc d'Aiguebelle ne sera pas touché

France Simard, directrice du Parc national d'Aiguebelle, assure que le parc ne serait aucunement modifié par la mise en place du pipeline de Gazoduq.

Rien n'interdit ce type d'aménagement en périphérie du parc, soutient Mme Simard, mais on tient à être informés. Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs suit le dossier.

Elle ne croit pas que le parc d'Aiguebelle subirait quelque préjudice que ce soit.

Le parc est à la tête des eaux, donc ce n'est pas préoccupant à ce niveau. Là où il pourrait peut-être y avoir des enjeux, ce serait au niveau de l'impact du paysage et au niveau de l'activité biologique, conclut-elle.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles