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Une rencontre s’est tenue à Regina sur l'évolution des droits linguistiques en Saskatchewan

Vue de la salle où s'est tenue la rencontre.
Une trentaines de personnes ont participé aux discussions mercredi sur l'évolution des droits linguistiques et scolaires en Saskatchewan. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une trentaine de personnes ont participé, dans une ambiance détendue, à des discussions, mercredi, sur l'évolution des droits linguistiques et scolaires en Saskatchewan. La rencontre s'est tenue au Carrefour horizon, à Regina.

Le but de cette discussion avec un panel de cinq Fransaskois engagés est de faire connaître les différentes visions de la Fransaskoisie, mais aussi de « répondre aux gens » qui se demandent « pourquoi il y a des francophones en Saskatchewan », explique Alexandre Chartier, directeur général de la Société historique de la Saskatchewan.

« L’enjeu est de commencer à parler de perspective fransaskoise. Comment nous, on voit notre histoire? Comment ça s’est passé, ici, en Saskatchewan? [...] Et de voir cette évolution-là, de comprendre en parlant avec des aînés, des jeunes et des immigrants d’où vient la lutte, d’en parler ouvertement. Et ensuite, d’imaginer comment est le présent et comment est le futur. Ce sont ces trois dynamiques là qu’on amène, le passé le présent et le futur », précise le directeur général de la Société historique de la Saskatchewan.

Organisée par l’Association des juristes d’expression française de la Saskatchewan (AJEFS) et la Société historique de la Saskatchewan (SHS), en partenariat avec Radio-Canada, rencontre a réuni quatre intervenants dont les activités sont liées aux droits linguistiques des Fransaskois et un jeune Fransaskois. Ainsi, l’avocat et constitutionnaliste Roger Lepage, la députée communautaire de Ponteix Annette Labelle, l’historien et président des Éditions de la nouvelle plume, Laurier Gareau, le directeur général de la Société historique de la Saskatchewan, Alexandre Chartier et Omer Labrie-Boulay, qui représente les jeunes, ont discuté ensemble et avec le public. La réalisatrice numérique de Radio-Canada Saskatchewan, Audrey Paris, a animé les échanges.

« C'est bon que la communauté soit consciente de ce qui s'est passé, ça les sensibilise à tout ça. Ce serait le fun qu'il y ait des jeunes. Je sais que c'est pas tous les jeunes qui aiment ça, mais avoir une idée, ça aide pour continuer à avancer dans la bonne direction », a déclaré Omer Labrie-Boulay.

Laurier Gareau a souligné ce qu’il aimerait que les juristes d'ailleurs au pays retiennent de cette discussion.
« Que la communauté fransaskoise a survécu durant toute cette période-là à cause de la détermination des gens, à cause du fait qu'ils n'ont pas eu peur de se prendre en main et de contrôler un peu leur propre destinée », a-t-il confié.

Cette discussion a lieu alors que des juristes de partout au Canada se trouvent à Regina à l’occasion d’une rencontre d’un comité consultatif du ministère fédéral de la Justice. Pour célébrer son 30e anniversaire, l’AJEFS a invité les membres de ce comité à se rendre exceptionnellement en Saskatchewan. Ainsi, une vingtaine de fonctionnaires fédéraux et provinciaux, et de juristes francophones ont assisté aux échanges entre les panélistes et le public fransaskois.

L’activité a été précédée d’une visite des locaux du Centre info-justice et des associations communautaires.

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