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Des médecins à Moncton veulent lutter contre la pénurie d'infirmières

La Dre en entrevue à l'extérieur de l'hôpital.

La médecin et urgentologue Isabelle-Anne Girouard désire participer au recrutement du personnel infirmier pour contrer la pénurie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les médecins du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton, ont décidé de participer au processus de recrutement des infirmières afin de s'attaquer à la pénurie d'employés qualifiés qui touche leur hôpital.

La question de la pénurie chez les infirmières et les infirmières auxiliaires est un problème majeur qui touche des hôpitaux un peu partout au pays. Comme la moyenne d'âge de la population du Nouveau-Brunswick augmente et que de moins en moins de jeunes choisissent d'exercer cette profession, la situation est alarmante pour les hôpitaux de la province, dont le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

C'est sûr et certain que cette pénurie catastrophique va affecter la qualité des soins offerts aux patients. On manque de main-d'oeuvre, c'est grave.

Dre Isabelle-Anne Girouard

Pour Johanne Roy, vice-présidente des services cliniques, les tentatives de recruter de nouvelles infirmières ont été nombreuses dans les dernières années. Qu'il s'agisse de participer à des foires d'emploi, de donner des présentations dans les classes universitaires et collégiales, ou de faire des tournées dans les écoles secondaires, les services de santé redoublent d'efforts pour s'attaquer au problème.

La profession est de moins en moins attrayante pour les jeunes, surtout en milieu hospitalier. Il faut leur montrer qu'on veut les avoir dans notre équipe, qu'on travaille bien ensemble, qu'ils ont une place avec nous , affirme Mme Roy.

Une femme s'adresse à la caméra.

Johanne Roy, vice-présidente des Services cliniques, est heureuse de recevoir un coup de main de la part des médecins en ce qui concerne le recrutement du personnel infirmier.

Photo : Radio-Canada

C'est dans une réunion entre secteurs que les médecins ont réellement senti la lourdeur de cette pénurie sur les épaules du personnel infirmier, ainsi que sur le bon fonctionnement du centre hospitalier. Ils ont donc décidé de prêter main-forte et de s'investir dans le processus de recrutement du secteur infirmier.

On commence à ressentir le manque d'infirmières. Les médecins, ne pouvant pas offrir les mêmes services qu'autrefois, commencent à réaliser que si on ne met pas la main à la pâte, qu'on n’aide pas concrètement à recruter des infirmières, la qualité des soins va diminuer, et ça, c'est très inquiétant pour nous , explique Isabelle-Anne Girouard, médecin et urgentologue.

En une semaine, au mois d'avril, les médecins ont organisé un dîner-causerie à l'occasion duquel ils ont invité tous les stagiaires et employés étudiants actuels de George-L.-Dumont. Cette activité, une première du genre, a permis aux jeunes professionnels de rencontrer des médecins et de se familiariser avec des gens de divers secteurs.

La Dre Girouard était très satisfaite de l'activité, tout comme Mme Roy, qui a elle aussi participé au processus. Selon elles, plus d'une quarantaine de candidatures ont été déposées pour des postes d'infirmières et d'infirmières auxiliaires à la suite de cette activité.

Les médecins et les infirmières continueront de s'investir et tenteront encore de recruter du personnel pour leurs unités médicales. Ils se sont engagés à embaucher davantage d'étudiants universitaires et collégiaux pour pourvoir des emplois d'été, ainsi que pour effectuer des heures de travail durant l'hiver.

Leur but est de suivre les étudiants dès le début de leurs études et tout au long de leur formation, afin qu'ils choisissent de travailler pour nous à l'obtention de leur diplôme , ajoute Mme Roy.

Quand les jeunes [viennent] chez nous en stage, ils connaissent l'hôpital. L'intégration est plus facile que s'ils n'avaient jamais mis les pieds ici. Quand les stagiaires travaillent dans nos unités, c'est plus facile de les recruter. Ils apprennent avec nous, ils savent comment on travaille.

Les médecins veulent continuer d'appuyer le recrutement des infirmières. Ils prévoient participer aux différentes activités, comme les foires d'emploi. La Dre Girouard espère qu'un jour les étudiants voudront travailler à George-L.-Dumont, parce qu'ils savent que c'est un endroit où il est agréable de faire carrière.

Une jeune infirmière fait un sourire pour la caméra.

Marilyne Nowlan, étudiante de troisième année en sciences infirmières à l'Université de Moncton, campus de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Selon Marilyne Nowlan, étudiante de troisième année en sciences infirmières, l'implication des médecins peut changer la donne pour ce qui est du recrutement des infirmières. Ayant participé au dîner-causerie, elle dit avoir aimé qu'on prenne le temps de tous les rencontrer.

Ça montrait qu'ils étaient impliqués, qu'ils veulent vraiment qu'on soit recrutés, dit-elle.

Avec les renseignements de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Hôpitaux