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La colocation, une solution pour se loger à prix abordable

Des locataires mangent ensemble de la pizza.

La vie en colocation a des atouts, mais les rythmes de vie différents peuvent poser des problèmes.

Photo : Getty Images / PavelIvanov

Les prix des loyers restent encore élevés à Vancouver ,selon les dernières données publiées. Celles-ci font apparaître que le loyer moyen d'un appartement d'une chambre à Vancouver est de 1900 $. Dans ces conditions, la colocation reste la solution pour beaucoup de personnes à Vancouver pour se loger à un prix abordable.

Les annonces sont nombreuses dans les groupes de discussions en ligne. À Vancouver, Le guide du Croutard, une page Facebook lancée par des Français venus s’installer sur la côte ouest, offre régulièrement les recherches et les offres de colocation.

Toutefois, la colocation ne convient pas à tous, car elle nécessite le partage de l’espace et des responsabilités.

Pour sa part, Franck Dusserre-Tassandin, en colocation depuis le mois d’octobre avec des colocataires qu’il qualifie de sympathiques, a réalisé que l’expérience lui a permis de se connaître davantage. Il note cependant que partager l’espace, ce n’est pas pour lui. Il a tenté de se trouver un studio meublé à un coût raisonnable.

Malgré des annonces sur de multiples sites et groupes Facebook, il n’a rien trouvé. Il ne regrette pas son séjour à Vancouver, mais il repart vivre à Montréal.

Vancouver est trop hors de prix pour se loger.

Franck Dusserre-Tassandin, colocataire à Vancouver

Il déplore le manque de mesures de la Ville pour venir en aide aux personnes qui souhaitent s’y installer.

Le marché locatif se stabilise

Les prix des loyers, après avoir connu une très forte hausse entre 2016 et 2018, sont plutôt stables pour le premier trimestre 2019, selon l’analyse de Thomas Davidoff, directeur du Centre d’économie urbaine et sur l’immobilier à l’Université de la Colombie-Britannique.

Les logements locatifs les plus recherchés restent les appartements d'une chambre à coucher.

Léa Preborski s’est installée avec son conjoint à Vancouver en 2017, et ils ont passé leur première année en colocation.

Le bouche-à-oreille leur a permis de décrocher le premier appartement qu’ils ont loué seuls.

Depuis deux mois, ils vivent dans un appartement à deux chambres à coucher dans le quartier de leur choix, Mount Pleasant.

La difficulté pour trouver un logement est telle que, quand on est venu, il y avait des visites tous les quarts d’heure.

Léa Preborski, locataire à Vancouver

La propriétaire a reçu plus d'une centaine d'appels. Léa Preborski se dit très chanceuse, car le loyer ne leur coûte que 1500 $ pour un rez-de-chaussée lumineux et un espace vert.

La colocation : comment régler un différend

Les différends entre locataires ne sont pas couverts par la Loi sur la location des locaux d’habitation (Residential Tenancy Act) et ne peuvent être résolus par l’intermédiaire de la Direction de la location à usage d’habitation (Residencial Tenancy Branch).

Dans le cas, par exemple, où l’un des colocataires est en retard pour payer sa part du loyer, les autres colocataires sont obligés de payer la différence pour éviter l’expulsion.

D’un point de vue juridique, ce type de litige monétaire devrait être réglé par la Cour des petites créances, le tribunal de résolution civile ou la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Des problèmes peuvent également survenir lorsqu’un colocataire décide de partir, car cette décision peut se répercuter sur ceux qui restent.

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Colombie-Britannique et Yukon

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