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Le crime haineux dans un café juif de Winnipeg a été mis en scène, croit la police

Deux véhicules du Service de police de Winnipeg à l'extérieur d'un restaurant où une femme a été agressée.
La police croit que les propriétaires du café BerMax sont à l'origine des actes de vandalisme dont a été victime l'établissement. Photo: CBC/Ahmar Khan
Catherine Logan

La police de Winnipeg a arrêté les trois propriétaires du café BerMax pour avoir mis en scène un crime antisémite dans leur établissement.

Accusés de méfait public, Alexander Berent, âgé de 56 ans, Oxana Berent, âgée de 48 ans, et Maxim Berent, âgé de 29 ans, ont été libérés sur promesse de comparaître, confirme le chef de la police, Danny Smyth.

Le service de police s’est rendu au restaurant BerMax jeudi dernier, la veille de la Pâque juive, après avoir reçu un appel soutenant qu'une femme y avait été agressée. Les policiers indiquaient alors que l'établissement avait été la cible d'un vol qualifié et qu’il avait été vandalisé et recouvert de graffitis haineux.

« Nous avons trouvé des éléments de preuve d’un crime, mais il ne s’agit pas d’un crime haineux », confirme Danny Smyth, en ajoutant que le service de police a mobilisé des ressources considérables pour enquêter sur cet incident, qu’il a pris très au sérieux.

Le chef de la police dit qu’il est extrêmement déçu du coup monté allégué et craint que celui-ci ne vienne nourrir un certain cynisme.

La Fédération juive de Winnipeg a exprimé son indignation dans un communiqué publié peu après la conférence de presse de la police. Soulignant le côté illégal de ce genre de plaintes infondées, l’organisme affirme que ces dernières viennent miner « les efforts importants faits pour contrer l’antisémitisme et la haine sous toutes leurs formes ».

« Nous sommes choqués et profondément troublés par cette nouvelle. Il est déplorable que quelqu'un fasse de fausses allégations d’antisémitisme, surtout des accusations d’une telle gravité, peu importe le motif », indique la Fédération juive de Winnipeg.

Les trois accusés comparaîtront devant la cour en mai.

Manitoba

Justice et faits divers