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« Une nouvelle génération d'extrémistes en Alberta », indique une étude

Gros plan sur le derrière d'une casquette noire avec le symbole anti-nazi.

L'extrémisme est de plus en plus présent en Alberta, selon l'Organisation de la prévention de la violence.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Des centaines d'Albertains sont liés à des mouvements extrémistes et utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir leurs opinions, selon une nouvelle étude.

Dans son analyse, l'Organisation de la prévention de la violence (OPV) a examiné divers groupes extrémistes en Alberta, quantifiant leur augmentation ou leur baisse de popularité.

« Il y a toute une gamme d'idéologies en Alberta qui peuvent mener à la violence, à l'extrémisme et à la haine », dit l'auteur principal de la recherche, John McCoy.

M. McCoy a interrogé 350 Albertains, dont des policiers, des victimes, des travailleurs sociaux et d'anciens extrémistes.

Il dit que les groupes extrémistes et les milices, notamment les Soldats d'Odin, un groupe identitaire xénophobe et islamophobe, et la milice armée d'extrême droite du III % (milice du trois pour cent) sont bien implantés en Alberta

Certains de ces groupes n'existaient pas en 2015, indique John McCoy.

En 2017, les groupes de milices en Alberta ont atteint 700 membres. La nouvelle étude estime que ces groupes ont environ 500 membres actifs.

Celle-ci montre aussi que ces groupes n'ont pas été associés à des actes violents dans la province, mais John McCoy explique que la possibilité d'attaques provenant d'un « loup solitaire » demeure.

Entre 2016 et 2017, les crimes haineux signalés à la police ont augmenté de 38 % en Alberta.

L'extrémisme en ligne

Les idéologies sont souvent plus faciles à répandre sur Internet, selon John McCoy. Les réseaux sociaux sont donc un énorme foyer de recrutement pour les groupes extrémistes.

[L'univers en ligne] a tout changé. Ces communautés sont plus accessibles que jamais.

John McCoy, chercheur et professeur à l'Université de l'Alberta

Ce qui est inquiétant, explique M. McCoy, c'est qu'une nouvelle génération d'extrémistes est de plus en plus isolée. Les gens qui s'identifient à ces mouvements, mais qui restent derrière leurs écrans et sans lien physique avec les groupes sont plus à risque de commettre des actes de violence.

Les activités en ligne rendent aussi la surveillance par les services de renseignement plus difficiles, dit le chercheur.

Une première version de l'étude, intitulée Extremism and Hate Motivated Violence in Alberta, a été fournie à CBC. Elle sera toutefois publiée par l'OPV au mois de mai.

Avec les informations de Josée St-Onge

Alberta

Faits divers