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Le procès de Joshua Boyle pourrait être ajourné pour plusieurs mois

Un homme en veston.
Joshua Boyle fait face à 19 accusations. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Le procès de l'ancien otage Joshua Boyle, accusé notamment d'agressions sexuelles sur sa femme, Caitlan Coleman, et de séquestration de celle-ci, a été ajourné jusqu'à vendredi, mais pourrait être ajourné pour plusieurs mois.

L’avocat qui défend Caitlan Coleman a décidé d'interjeter appel d’une décision du juge Peter Doody, qui a autorisé la défense à questionner la présumée victime sur l’histoire sexuelle du couple. Il a maintenant jusqu'à vendredi pour le faire.

Joshua Boyle fait face à 19 accusations, notamment d’agressions sexuelles armées, d’agression armée et de séquestration.

Les gestes reprochés à Boyle se seraient déroulés entre les mois d’octobre et décembre 2017, après le retour de Johsua Boyle et Caitlan Coleman d’Afghanistan, où ils ont été prisonniers pendant cinq ans des talibans, en compagnie de leurs trois enfants nés en captivité.

L’accusé, âgé de 35 ans, a plaidé non coupable à ces 19 accusations.

Une femme avec des lunettes et un foulard sur la tête.Caitlan Coleman quitte le palais de justice d'Ottawa, le 27 mars dernier. Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le procès devait en principe reprendre aujourd’hui après deux semaines de discussions à huis clos.

À la suite de ces discussions, le juge Peter Doody a statué, par écrit, qu’il autorisait la défense à interroger Coleman sur sa santé mentale et sur l’historique sexuel du couple.

L’avocat de Caitlin Coleman, Ian Carter, veut maintenant en appeler de cette décision du juge à la Cour supérieure de l’Ontario.

Selon ce que l'avocat Carter a indiqué à CBC, cet appel entraînerait un délai considérable parce que la cour ne serait plus en mesure d’entendre d’autres preuves, notamment provenant du contre-interrogatoire de Caitlan Coleman, qui est toujours en cours.

Le Code criminel du Canada protège les victimes présumées de viols en empêchant que la défense puisse utiliser des courriels, des dossiers médicaux ou l’histoire sexuelle de cette présumée victime au cours d’un procès.

Il est toutefois possible pour un juge de faire exception à cette loi, et ainsi accepter ce type de preuves, si l’accusé ou ses avocats réussissent à démontrer que leur inclusion est d’une importance particulière pour le procès.

Dans sa décision, rendue par écrit, le juge Peter Doody a permis à la défense de présenter en preuve un dossier médical provenant d’une rencontre que Caitlan Coleman a eue avec un psychologue, et que détient l’accusé.

Selon les notes du psychologue, Caitlan Coleman lui aurait mentionné que Joshua Boyle avait commencé à l’agresser physiquement et sexuellement en décembre 2017, alors qu’elle a dit aux policiers que ces gestes avaient commencé en octobre 2017.

Le juge a également accepté d’entendre les preuves liées au passé sexuel de Joshua Boyle et Caitlin Coleman.

La défense pourra donc interroger la femme sur plusieurs actes sexuels présumés au cours desquels les deux conjoints étaient consentants, notamment des actes impliquant des cordes et des morsures.

Caitlin Coleman a mentionné plus tôt, dans son témoignage, que Joshua Boyle l’avait forcée à accomplir ces gestes contre son gré.

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites