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Payer ses impôts fonciers en bitcoins

Une représentation visuelle du bitcoin

Une représentation visuelle du bitcoin

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Innisfil, une municipalité ontarienne d'environ 35 000 habitants, permet désormais à ses résidents de payer leur impôt foncier en cryptomonnaie. Il s'agit de la première municipalité canadienne à mettre en place un tel projet pilote.

En ouvrant la porte à la cryptomonnaie, la municipalité cherche à évaluer sa pertinence et à déterminer les autres façons dont elle pourrait être utilisée – pour le paiement de services ou d’activités récréatives, par exemple.

Les gens qui possèdent déjà des bitcoins peuvent donc effectuer leur paiement par l’intermédiaire de Coinberry en se rendant sur le portail en ligne de la municipalité.

À Innisfil, les résidents se posent toutefois plusieurs questions quant à l’avantage de payer en bitcoins et jugent ne pas avoir suffisamment d’informations sur le sujet.

La municipalité d'InnisfilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La municipalité d'Innisfil permet aux résidents de payer leurs impôts fonciers avec la cryptomonnaie.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Plusieurs affirment ne pas bien connaître cette technologie.

Gary Garbutt s’y connaît un peu et admet être surpris de l’initiative de la municipalité. Il croit que l’utilité du bitcoin est davantage liée au commerce international et non à des paiements locaux.

Je ne vois pas pourquoi les gens utiliseraient le bitcoin pour payer des impôts. Je crois que le bitcoin est la direction de l’avenir, mais cela va prendre du temps, lance-t-il.

La Municipalité d'Innisfil ne s’attend pas nécessairement à ce que de nombreuses personnes paient en bitcoins dès la première année.

Elle a entre autres décidé de tester la technologie, car cela n’entraîne pas de coûts supplémentaires.

« Cela nous prépare pour l’avenir. La cryptomonnaie est assez récente. C’est un bon moyen de la tester. »

— Une citation de  Johnny Keogh, coordonnateur des communications, Municipalité d’Innisfil

Le porte-parole Johnny Keogh affirme qu’au moins un propriétaire a déjà manifesté un fort intérêt pour le nouveau mode de paiement.

Le coordonnateur des communications pour la Municipalité d'Innisfil, Johnny Keogh.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coordonnateur des communications pour la Municipalité d'Innisfil, Johnny Keogh.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Susciter la curiosité des entrepreneurs

L’initiative a interpellé certains entrepreneurs qui s’intéressent particulièrement aux nouvelles technologies.

Lorsqu’il a pris connaissance de la nouvelle, l’entrepreneur montréalais Daniel Caissy a rapidement contacté la Municipalité d’Innisfil, dans l’espoir de créer un partenariat avec son entreprise, BIGLIG.

« Il y a un message lancé qui dit à tous les entrepreneurs et innovateurs : allez dans cette ville-là, on est capables d’innover. »

— Une citation de  Daniel Caissy, entrepreneur

L’un des projets de M. Caissy est d’utiliser la cryptomonnaie pour créer un système récompensant la persévérance sportive.

Il est en train d’élaborer un système permettant aux gens d'accumuler des crédits en cryptomonnaie en participant à des activités sportives. Ils pourront ensuite les utiliser pour effectuer des paiements, comme celui de l'impôt foncier.

L’homme d’affaires croit que la municipalité d’Innisfil est en bonne position pour attirer des entrepreneurs avec le nouveau projet pilote. Des villes comme Innisfil, on en voudrait partout, s’exclame-t-il.

La fondatrice de la firme de recherche Octonomics, Elisabeth Préfontaine, juge qu’Innisfil pave ainsi la voie à l’utilisation de nouvelles technologies en politique municipale.

« Ça démontre de l'ouverture envers l'innovation. Ça prend des visionnaires. Il faut avoir du courage pour essayer quelque chose de nouveau. »

— Une citation de  Elisabeth Préfontaine, entrepreneure en technologie financière

Selon elle, les millénariaux seront plus enclins à utiliser le bitcoin comme mode de paiement. Elle explique qu’il s’agit d’un phénomène générationnel. Peut-être que les gens plus âgés ne feront pas partie des premiers utilisateurs de ce projet pilote.

Les propriétaires pourront payer leurs impôts fonciers en bitcoins pendant un an environ.

Le conseil municipal étudiera ensuite l’efficacité du projet pilote, et déterminera si celui-ci se poursuivra et si cette méthode de paiement sera offerte pour d’autres services.

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