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Montréal encaisse 200 millions en surplus grâce à l'immobilier

Une grue.

La vigueur de l'immobilier explique en partie les importants surplus enregistrés en 2018 par la Ville de Montréal.

Photo : iStock / Guy Banville

Jérôme Labbé

La Ville de Montréal, qui enregistre des surplus de manière ininterrompue depuis 2014, a engrangé un autre excédent budgétaire en 2018. Les états financiers de la municipalité révèlent que les revenus ont surpassé les dépenses de 212,7 millions de dollars l'an dernier, surtout en raison de la vigueur de l'immobilier.

Un surplus pour une cinquième année de suite : voilà de quoi réjouir l'administration Plante, pour qui 2018 constituait sa première année complète au pouvoir.

Cet excédent budgétaire résulte de la différence entre un surplus de 228,3 millions de dollars découlant des activités relevant du conseil municipal – dont 73,7 millions dans les arrondissements – et un déficit de 15,6 millions relatif aux compétences de l'agglomération.

Fait à noter, le surplus global de 2018 est largement supérieur à celui de 2017, qui avait atteint 139,5 millions. Il est également plus élevé que ceux des années 2016 et 2015.

L'excédent de cette année est attribuable entre autres à l'intense activité immobilière, qui se reflète dans les revenus découlant des taxes de mutation et des permis octroyés, évalués à 106,4 millions de dollars.

Des ententes d'expropriation en lien avec le Réseau express métropolitain (REM), le pont Samuel-De Champlain et la réfection de l'échangeur Turcot ont également permis à la Ville de dégager 24,9 millions l'an dernier.

À l'inverse, les activités de déneigement ont coûté plus cher que prévu, soit 19,3 millions de dollars, dont 6 millions octroyés par le comité exécutif mercredi matin. Des excédents cumulés lors des exercices antérieurs ont été utilisés pour régler la facture.

Le rapport financier consolidé annuel de la Ville de Montréal a été dévoilé par les cadres responsables mercredi matin, à l'ouverture de la première séance du comité exécutif à se dérouler dans la salle Peter-McGill de l'édifice Lucien-Saulnier. Ce déménagement temporaire a été rendu nécessaire par la rénovation de l'hôtel de ville, qui devrait durer environ trois ans.

« Les résultats de l'année 2018 sont excellents », s'est réjoui le président du comité exécutif, Benoît Dorais, à l'issue de cette présentation, ajoutant qu'il fallait « continuer d'être rigoureux », notamment en ce qui a trait à la rémunération globale des employés de la Ville de Montréal, lors de la confection du prochain budget, pour lequel la Ville mène actuellement une consultation publique.

M. Dorais en conférence de presse.

Benoît Dorais ne souhaite pas encore se prononcer sur la tarification de l'eau auprès des industries et des commerces montréalais.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

En ce qui concerne la tarification de l'eau dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels, qui figure parmi les options envisagées dans la consultation publique, la Ville de Montréal se refuse à dire si elle ira de l'avant avec une telle mesure en 2020.

Des compteurs ont déjà été installés dans 15 000 immeubles de la métropole. Le projet a toutefois été interrompu en raison des enquêtes et des arrestations en lien avec le stratagème de collusion qui a mené à l'attribution du contrat d'installation au consortium GÉNIeau, en 2012.

Quant à la tarification résidentielle, « on n'est pas là du tout », a indiqué M. Dorais lors de la conférence de presse qui a suivi le dévoilement des états financiers, mercredi midi.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Politique municipale