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Les syndiqués de la fonderie Brunswick, à Belledune, manifestent

Les employés de la Fonderie Brunswick manifestent le 24 avril 2019.

Les employés de la Fonderie Brunswick manifestent mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Alors que les quelque 280 employés de la fonderie prévoyaient déclencher une grève à 18 h mercredi soir, leur employeur les a devancés en les empêchant de rentrer travailler mercredi matin.

Une vingtaine d'employés se sont rassemblés pour faire du piquetage devant la fonderie mercredi.

Les travailleurs ne peuvent entrer dans l'usine, mais ceux qui étaient à l'horaire mercredi sont payés quand même, du moins pour cette journée. La compagnie assure donc qu'il ne s'agit pas d'un lock-out : Ce n’est pas un lock-out : nous n’avons pas émis d’avis et nous continuons à payer les travailleurs.

Par prudence, la direction de la Fonderie Brunswick a décidé de renvoyer les employés à la maison avec paye pour le quart de travail de jour, dit l'entreprise dans un communiqué. La raison est que la sécurité est notre première priorité et que nous étions inquiets que les travailleurs puissent être distraits par les événements et ainsi accroître les risques d’accidents. 

Une dizaine de travailleurs rassemblés autour d'un feu de camp. L'un d'eux brandit un drapeau syndical.

Des employés en lock-out de la fonderie de Belledune font du piquetage.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Jeudi et vendredi derniers, les employés syndiqués ont rejeté à 94 % l'offre finale de l'employeur, Glencore. L'entente collective des 280 employés syndiqués a pris fin en février dernier et il semble que les parties n'arrivent pas à s'entendre sur les fonds de pension et les avantages sociaux depuis ce moment. Les employés assurent toutefois qu'ils ont déjà fait assez de compromis à ces égards lors des conventions collectives précédentes.

La fonderie Brunswick, une propriété de Glencore, a fait savoir il y a quelque temps qu'elle ne ferait pas d'entrevue sur l'état des négociations. Elle a toutefois envoyé un communiqué mercredi dans lequel elle se ditinquiète que la grève annoncée par le syndicat est basée sur une mauvaise lecture de la réalité économique de la fonderie. Elle assure être dans une situation économique difficile.

L'entreprise assure aussi avoir présenté aux employés syndiqués une offre équitable et raisonnable.

Contrairement à une grève, quand les travailleurs d'une entreprise débraient, un lock-out est une mesure prise par l'employeur afin de contrer un mouvement de grève ou de répliquer aux revendications de ses employés.

Avec les informations de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Relations de travail