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Heureux dénouement pour une Néo-Écossaise qui attendait une greffe de poumons à Toronto

Portrait de Natalie Jarvis
Natalie Jarvis a subi une greffe de deux poumons à l'Hôpital général de Toronto le 21 avril. Photo: CBC/Dave Laughlin
Radio-Canada

La Néo-Écossaise Natalie Jarvis vient de recevoir une greffe de deux poumons, alors qu'elle croyait il y a quelques mois que le fardeau financier de la procédure la forcerait à choisir plutôt les soins palliatifs.

La dame âgée de 42 ans a subi l’opération dimanche. Elle repose maintenant dans une unité de soins intensifs.

Mme Jarvis souffrait du syndrome des anti-synthétases et de la maladie pulmonaire interstitielle. Son état s’était détérioré à un rythme alarmant à la fin de 2018. Ses médecins lui ont dit qu’elle devait déménager immédiatement à Toronto et attendre une greffe.

En janvier, elle avait écarté cette opération qui lui sauverait la vie parce qu’elle ne croyait pas pouvoir payer les coûts de la vie à Toronto durant l’attente d’une greffe.

Le poumon est le seul organe dont la transplantation n’est pas offerte à Halifax. Le gouvernement provincial offre jusqu’à 1500 $ par mois aux patients qui doivent séjourner temporairement hors de la province pour cette procédure, mais la somme ne suffisait pas pour payer un loyer à Toronto.

Mme Jarvis craignait de ruiner sa famille en se rendant à Toronto, comme cela a été le cas pour d’autres patients en Atlantique.

La pneumologue Meredith Chiasson l’a toutefois convaincue d’essayer quand même. Mme Jarvis a ensuite recueilli des dons de 7000 $ à l’aide de sa famille, de ses amis et de son employeur.

Gros plans sur l'enseigne du programme de transplantation d'organes de l'hôpital.Chaque année, plus d'une vingtaine de patients de l'Atlantique subissent une greffe du poumon à l'hôpital général de Toronto. Photo : CBC/Dave Laughlin

Natalie Jarvis n’était pas la première à se résigner aux soins palliatifs faute de moyens pour vivre à Toronto. La Dre Chiasson affirme que deux autres patients ont pris cette même décision cette année et n’ont pas changé d’avis.

Des gens partout au Canada ont donné des milliers de dollars pour aider Mme Jarvis après la diffusion des reportages à son sujet. Elle a ensuite demandé aux donneurs d’aider plutôt d’autres patients ou les associations pulmonaires provinciales.

Des résidents de la région de Toronto offrent un logement aux patients en attente d’une transplantation du poumon. L’association pulmonaire de la Nouvelle-Écosse prépare une liste de ces offres pour les prochains patients.

Révision en cours en Nouvelle-Écosse

Le ministre de la Santé a ordonné une révision de l’aide provinciale à la suite du cas de Mme Jarvis.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, qui offre pour sa part 1000 $ par mois aux patients dans cette situation, révise aussi son programme d’aide.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick dit attendre pour voir ce que les autres gouvernements vont faire avant toute révision. La province offre aussi 1500 $ par mois aux patients.

Elle regarde par la fenêtreNatalie Jarvis a trouvé une chambre minuscule à Toronto à 2000 $ par mois où elle attend de subir son opération. Photo : CBC/Dave Laughlin

L'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse a adopté à l'unanimité une loi qui suppose le consentement automatique au don d'organes. Quand la loi entrera en vigueur (pas avant au moins une autre année) tous les adultes de la province seront considérés comme étant des donneurs d'organes, à moins qu'ils ne confirment leur refus.

C’est une excellente idée, s’est exclamée Natalie Jarvis avant de subir sa greffe de poumons. Toutes les provinces devraient suivre l’exemple de la Nouvelle-Écosse, a-t-elle ajouté.

Elle a été comblée de joie par l’aide qu’elle a reçue et qui l’a inspirée, dit-elle, à demeurer forte en attendant l’opération.

Ses médecins estiment qu’elle devra rester encore trois mois à Toronto pour se remettre de l’opération.

Natalie Jarvis a promis de verser à d’autres patients tout ce qui resterait de l’argent recueilli dans le cadre de sa campagne de financement.

Avec les renseignements de Carolyn Ray, de CBC

Nouvelle-Écosse

Soins et traitements