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Des leaders autochtones, dont certains de la région, se tournent vers l’ONU pour obtenir justice

Une femme parle à la caméra en entrevue.
Adrienne Jérôme, chef de la communauté de Lac-Simon Photo: Radio-Canada
Thomas Deshaies

Plusieurs représentantes des communautés autochtones du Québec livreront une allocution mercredi soir au siège de l'Organisation des Nations unies, à New York. Elles veulent faire connaître à la communauté internationale les injustices vécues par les femmes autochtones au Québec.

La chef de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, fera partie de la délégation et traitera plus particulièrement des relations entre les Autochtones et les policiers de la Sûreté du Québec de Val-d’Or.

Selon elle, de nombreuses femmes ont décidé de s’abstenir de porter plainte. Ce ne sont pas toutes les femmes qui ont porté plainte, elles ont regardé le train passer, puis elles ont dit, on va regarder ce qui va arriver, ce qui va se passer, affirme-t-elle.

La communauté aurait récolté plus de 40 mémoires d’hommes et de femmes qui dénoncent les agissements des policiers, selon Mme Jérôme.

Elle sera accompagnée à New York du chef de l’Assemblée de Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, de la grande chef du Conseil tribal de la nation algonquine anishinabeg, Verna Polson, de la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, et de la directrice des relations intergouvernementales de la Première Nation de Longpoint, Sharon Hunter.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’obtenir justice par l’entremise des instances internationales. L’Assemblée de Premières Nations du Québec et du Labrador avait annoncé son intention de s’adresser à la communauté internationale, jugeant que l’État ne semble pas apte à rendre justice.

Une plainte officielle sera déposée en septembre prochain à Genève, selon Mme Jérôme.

Mme Jérôme espère que cette démarche contribuera aussi à éviter que le rapport de la commission Viens, qui sera publié en septembre, ne soit écarté par le gouvernement.

C’est pour pas que ce soit tabletté, puis pour exposer la brutalité faites aux femmes.

Adrienne Jérôme

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones