•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Kim Jong-un est arrivé à Vladivostok pour un sommet avec Poutine

Kim Jong-un porte un chapeau noir et sourit, entouré d'un groupe d'officiels.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un arrive à Vladivostok pour un sommet avec le président russe Vladimir Poutine. Photo: Reuters / Shamil Zhumatov
Reuters

Le train transportant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est arrivé mercredi à Vladivostok, en Russie, en vue de son premier sommet avec le président russe Vladimir Poutine.

Les deux dirigeants s'entretiendront jeudi dans la ville portuaire de l'Extrême-Orient russe, sur le Pacifique, à un moment où les négociations entre la Corée du Nord et les États-Unis, entamées après le sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump en juin dernier, semblent dans une impasse.

Kim Jong-un et Vladimir Poutine discuteront notamment des efforts politiques et diplomatiques en cours pour tenter de régler la question nucléaire dans la péninsule coréenne, a déclaré un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Après avoir franchi la frontière russe un peu plus tôt dans la journée, Kim Jong-un a dit espérer que sa visite serait « un succès ».

« J'espère que ces discussions vont être réussies et utiles », a dit le dirigeant nord-coréen à la chaîne Rossiya 24. « J'espère que nous allons pouvoir discuter de questions concrètes à propos des négociations de paix sur la péninsule coréenne et de nos relations bilatérales », a-t-il ajouté.

Selon le Kremlin, les relations commerciales entre la Russie et la Corée du Nord ont baissé de plus de 56 % en 2018 en raison des sanctions internationales imposées au régime de Pyongyang.

Soucieuse de ne pas froisser Washington, la Russie a tenu à se présenter comme un « facilitateur » et non un concurrent dans les négociations menées entre les États-Unis et la Corée du Nord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Iouri Ouchakov a souligné qu'« au cours des derniers mois, la situation autour de la péninsule s'est quelque peu stabilisée, en grande partie grâce aux initiatives de la Corée du Nord sur la fin des essais de fusées et la fermeture de son site d'essais nucléaires ». « La Russie entend apporter toute l'aide possible afin de renforcer cette tendance positive », a-t-il insisté.

Et les États-Unis?

Un représentant du département d'État américain a déclaré de son côté que « les États-Unis et la communauté internationale ont un but commun : la dénucléarisation définitive et vérifiable de la Corée du Nord ».

Il a indiqué que les discussions allaient se poursuivre entre l'émissaire spécial pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, et le ministère russe des Affaires étrangères afin de combler d'éventuelles divergences.

Le site Internet NK News, spécialisé dans la couverture de la Corée du Nord, a diffusé lundi des photos de préparatifs supposés à l'Université fédérale de Vladivostok, où devrait en partie se tenir le sommet. On y voit notamment l'installation de drapeaux russes et nord-coréens.

Kim Jong-un, arrivé au pouvoir en 2011 à la mort de son père, cherche à rompre son isolement diplomatique.

Il a tenu deux sommets avec le président américain Donald Trump. Le premier a eu lieu à Singapour en juin dernier. Le deuxième, fin février à Hanoï, s'est soldé par un échec.

Les États-Unis cherchent à obtenir de Pyongyang l'abandon de ses armes nucléaires et les Nord-Coréens souhaitent de leur côté la levée des sanctions internationales visant leur pays en raison de leurs programmes atomique et balistique militaires.

Kim Jong-un a assisté mercredi dernier à l'essai d'une nouvelle arme tactique, le premier depuis l'échec du sommet de Hanoï.

Relations internationales

International