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Une centaine de cégépiens par année doivent recourir à la banque alimentaire à Sherbrooke

Des aliments rangés sur des étagères à la banque alimentaire de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke.
Une cinquantaine d'étudiants s'inscrivent à la banque alimentaire de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) chaque session. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pour une septième année, des enseignants et des étudiants du Cégep de Sherbrooke tiennent une guignolée pour amasser des fonds et des denrées afin de sensibiliser la communauté à la précarité de nombreux cégépiens qui vivent dans la pauvreté et doivent recourir aux banques alimentaires.

On veut vraiment sensibiliser les gens à la précarité financière d'abord des étudiants et des étudiantes qui mène aussi à la précarité alimentaire et de logement [...] On devrait être capable d'aller à l'école le ventre plein et la tête reposée. S'inquiéter pour ses examens, c'est une chose, mais s'inquiéter parce qu'on ne sait pas comment on va payer son épicerie, l'électricité ou son loyer, ce n'est pas normal, souligne la co-porte-parole de la Guignolée du Cégep de Sherbrooke, Maude Mercier.

Une cinquantaine d'étudiants s'inscrivent à la banque alimentaire de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) chaque session.

Environ la moitié des personnes qui viennent sont des parents-étudiants et la moitié d'entre eux sont monoparentaux, note la responsable de la banque alimentaire de l'AÉCS, Marilou Veilleux.

Il y a des gens qui viennent me voir des fois après avoir passé deux jours sans manger, des personnes qui étudient à temps plein. On ne peut pas vraiment imaginer la difficulté que ça doit apporter de suivre ses cours et d'être là mentalement pour ses examens quand ça fait deux jours que t'es incapable de te nourrir.

La responsable de la banque alimentaire de l'AÉCS, Marilou Veilleux.

En marge de la guignolée, des étudiants et des enseignants passeront également la nuit sous une tente installée sur le campus, un « camp de base », jusqu'à jeudi.

C'est un un camp de base où on sert de la soupe et où on a des questionnaires pour sensibiliser les gens et des coupons-rabais et tous les fonds vont à Moisson Estrie, qui aide la banque alimentaire du Cégep de Sherbrooke, explique le co-porte-parole de la Guignolée du Cégep de Sherbrooke, Antoine Laperle.

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