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Lancement de Luminary, la plateforme de balados à 100 millions de dollars

Trois cellulaires superposés qui affichent des balados diffusés par Luminary.
Luminary propose deux versions de sa plateforme : l'une gratuite avec publicité, et l'autre payante, sans publicité. Photo: Capture d'écran / luminarypodcasts.com
Agence France-Presse

La plateforme américaine de balados Luminary a été lancée mardi, forte de 100 millions de dollars d'investissements, concrétisant le projet le plus ambitieux à ce jour sur ce marché jeune et porteur.

Luminary propose deux versions de sa plateforme : l'une gratuite avec publicité, qui comprend l'essentiel du catalogue des balados gratuits déjà en circulation, et l'autre payante, sans publicité, à 7,99 $ par mois, incluant 25 balados exclusifs – et plus de 40 à moyen terme.

Parmi les balados exclusifs figurent des célébrités ou des références du balado, comme l'actrice et productrice Lena Dunham (Girls) ou l'animateur Trevor Noah (The Daily Show).

Luminary, également offerte au Canada, au Royaume-Uni et en Australie, fait ainsi le pari que l'industrie du balado est prête à s'engager plus avant sur la voie du payant, comme la vidéo ou la musique avant elle.

Financée par des spécialistes du capital-investissement, Luminary a déjà amassé 100 millions de dollars.

L'ambition du nouveau venu est claire : devenir la plateforme de référence et la destination naturelle des personnes écoutant des balados, qu'elles soient prêtes à payer ou non.

Luminary a réalisé des investissements technologiques majeurs pour développer une application que tout le monde peut utiliser pour trouver et écouter le contenu de son choix, qu'il soit public et soutenu par la publicité ou sur notre chaîne premium.

Matt Sacks, PDG de Luminary, dans un communiqué

Un nouvel acteur qui fait des mécontents

Les balados comprennent souvent de la publicité intégrée directement dans les émissions, voire lue à l'antenne par le ou les présentateurs, et qui ne peut donc pas être dissociée de l'émission.

En mars, Luminary avait tweeté : « les balados n'ont pas besoin de publicité », signalant son intention de privilégier un modèle payant et s'attirant de nombreuses critiques.

Matt Sacks s'est excusé dans une entrevue publiée lundi par le site The Verge (Nouvelle fenêtre).

Plusieurs balados, offerts gratuitement sur d'autres plateformes, ont refusé de figurer sur le catalogue de Luminary. Parmi ceux-ci, on trouve notamment The Daily, du New York Times, ainsi que les balados de Gimlet Media, racheté en février pour 230 millions de dollars par Spotify, qui entend désormais proposer du contenu exclusif.

Luminary n'est pas le premier à se lancer sur le créneau du payant dans un marché dominé par Apple et Google, deux plateformes gratuites. Stitcher propose déjà une formule à 4,99 $ par mois, tout comme Wondery.

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