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Glorieux retour à la compétition pour Karen Paquin

Karen Paquin court avec le ballon, poursuivie par une joueuse russe.

Karen Paquin lors du match de quart de finale contre la Russie, dimanche, à Kitukyushu.

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Guillaume Piedboeuf

De retour à la compétition avec l'équipe canadienne de rugby à sept après un an et demi sur la touche, Karen Paquin n'aurait pu imaginer meilleur scénario. L'athlète de Québec et ses coéquipières ont fait un grand pas vers une qualification pour les prochains Olympiques en remportant la Série mondiale de Kitukyushu, au Japon, dimanche.

Il n’y a pas vraiment de meilleure façon d’effectuer un retour au jeu que terminer avec une victoire. C’est la cerise sur le sundae, avoue d’emblée Karen Paquin.

De retour au pays depuis lundi, la joueuse de 31 ans revient de plus loin que le Japon. Un an et demi de pause forcée en raison d’une blessure au ménisque d'un genou dont elle n’arrivait pas à venir à bout. Des mois d’opérations, de réhabilitation et de questions sans réponse avant de trouver ce qui clochait.

C’est vraiment à la fin du tournoi, quand on a gagné, que toute la tension est tombée et les émotions sont arrivées. Je pleurais et je me disais :­ "wow, c’est réel".

La nervosité est tombée

Revenue à l’entraînement avec l’équipe canadienne cet hiver, Paquin avait confiance en son genou en arrivant au Japon. N’empêche, elle avoue avoir commencé les deux premiers matchs de la compétition avec une grosse boule de nervosité.

À trois reprises durant le deuxième match, contre la Chine, elle s’est retrouvée à devoir se battre dans les airs pour un ballon, puis retomber sur son genou réhabilité. Tout s’est bien passé. Ça m’a fait du bien, relate-t-elle­.

S’estimant à 85 % du niveau qu’elle avait avant sa blessure, l'ancienne étoile du Rouge et Or débutait la Série mondiale sans attente, simplement impatiente de retrouver la compétition avec ses amies.

Je suis arrivée là en me disant que j’allais jouer un match à la fois. Je ne pensais pas que j’allais jouer autant. À partir du troisième match, j’avais l’impression d’avoir retrouvé mes repères.

Cohésion retrouvée

Elle a d'abord pensé qu’elle aurait besoin de temps pour retrouver la cohésion avec ses coéquipières, mais la Québécoise a été agréablement surprise. Les filles me trouvaient, et moi je trouvais les filles sur le terrain très facilement.

Certes, Karen Paquin estime qu’elle doit encore peaufiner son jeu au sol et dans les airs, mais les performances individuelles et collectives de la fin de semaine sont encourageantes.

Les Canadiennes sont demeurées invaincues durant le tournoi, malgré plusieurs matchs serrés, dont une victoire défensive de 7-5 en finale face à l’Angleterre. « Ça a été un tournoi où on a tout gagné, mais ça n’a jamais été facile. »

Résultat, le Canada grimpe au 2e rang du classement des Séries mondiales avec deux étapes à faire. La prochaine est en Colombie-Britannique, les 11 et 12 mai. Rappelons que les quatre premières équipes au classement des Séries mondiales obtiendront leur billet pour les Jeux olympiques de Tokyo, à l’été 2020.

Objectif Tokyo

De creuser l’écart avec les équipes qui se trouvent entre le 5e et le 8e rang, c’est vraiment l’important. Mais on est en position où l’on a une chance d’aller chercher la première place si l'on finit avec deux bons tournois. Le prochain tournoi est chez nous, on va essayer de se servir de cette énergie-là.

Pour terminer en tête du classement général des Séries mondiales pour la première fois de son histoire, l’équipe canadienne de rugby à sept devra espérer que la formation néo-zélandaise, qui occupe le sommet, trébuche quelque peu.

Motivation supplémentaire, les joueuses canadiennes touchent désormais un bonus monétaire lorsqu’elles remportent une manche des Séries mondiales comme celle de Kitukyushu, la fin de semaine dernière. C’est nouveau. Ce n’est pas énorme, mais ça permet d’apprécier encore un petit peu plus le résultat, admet Karen Paquin.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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