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Un ex-avocat accusé d’avoir importé une poupée enfant érotique

Affiche du palais de justice de Québec photographiée au printemps 2016.
Le palais de justice de Québec Photo: Radio-Canada / Carl Boivin
Yannick Bergeron

La nature d'une poupée érotique commandée par un jeune avocat de Québec en 2017 sera au cœur d'un procès sur l'interprétation de la pornographie juvénile.

Selon la poursuite, les caractéristiques de la poupée enfant ne laissent aucun doute sur ce que recherchait l’accusé, Antoine Gagnon.

Au moment d'en faire l’achat, il travaillait dans un bureau d’avocats criminalistes, mais il a démissionné du barreau à la suite de l’enquête policière.

L'ex-avocat de 30 ans fait face à des accusations d'importation et de possession de pornographie juvénile.

Dans le cadre d'une audience en prévision de son procès, l'avocate de la poursuite, Me Valérie Lahaie, a révélé mardi que la poupée avait les caractéristiques sexuelles « d'un objet qu'on peut utiliser comme tel et qui rencontre donc les paramètres de la pornographie juvénile ».

Me Lahaie en entrevue dans les couloirs du palais de justice de QuébecMe Valérie Lahaie, avocate Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) Photo : Radio-Canada

Me Lahaie a expliqué que la poupée avait été interceptée par les douaniers canadiens à l'aéroport de Mirabel.

Ils ont confié l’objet au Service de police de la Ville de Québec, qui a ouvert une enquête. Les policiers ont obtenu des mandats de perquisition qui ont mené à l'arrestation du juriste.

L'avocate de la poursuite entend démontrer que le matériel informatique saisi chez Antoine Gagnon montre les « caractéristiques très précises » inscrites par l'accusé au moment de passer la commande.

Des photographies de la poupée commandée ont également été retrouvées dans son ordinateur.

Débat d'experts

Me Lahaie a annoncé que des psychiatres seront probablement appelés à témoigner sur la « nature » de l'objet saisi, « bref à quoi ça peut servir ».

Selon elle, ce point deviendra l'enjeu majeur du procès qui aura lieu à compter du mois de novembre.

Les avocats d'Antoine Gagnon ont tenté, en vain, d'empêcher les médias de diffuser les informations divulguées lors de l'audience tenue en prévision du procès.

La juge Johanne Roy a rejeté la requête, rappelant le caractère public des débats judiciaires.

Québec

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