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Amos ne crédite pas les citoyens qui produisent de l'électricité

Des panneaux solaires ont installés sur le toit d'une maison.
Félix Gaillard produit de l'électricité à l'aide de panneaux solaires et souhaiterait vendre ses surplus à la Ville d'Amos, ce que la Ville refuse. Photo: gracieuseté
Piel Côté

Un citoyen amossois qui produit une partie de son électricité aimerait que la Ville d'Amos lui crédite les watts générés par son système de panneaux solaires. La Ville d'Amos, qui est le redistributeur d'Hydro-Québec sur une portion de son territoire, refuse.

Félix Gaillard est un Amossois qui possède 24 panneaux solaires et qui peut produire 6000 watts par jour.

Son système photovoltaïque étant branché sur le circuit de la Ville d'Amos, l'énergie qu'il produit en trop est versée dans le réseau amossois. Il dénonce le système offert par le Service d'électricité de la Ville d'Amos.

Ce que je déplore, c'est que nous n'avons pas le même service qu'Hydro-Québec offre, c'est-à-dire la possibilité d'avoir un compteur intelligent, bidirectionnel, pour pouvoir se faire créditer l'électricité que l'on retourne au réseau, mentionne M. Gaillard.

Bon an mal an, le service d'électricité d'Amos, qui alimente environ 3000 clients, réalise des profits d'environ 1 million de dollars par an.

Pour le maire Sébastien D'Astous, les changements à opérer pour satisfaire les clients comme Félix Gaillard ne sont pas simples.

Changer les compteurs, c'est assez simple, mais modifier notre système de facturation, ça serait assez complexe, souligne le maire.

Des transformateurs électriques sont enlignés dans un entrepôt.La Ville d'Amos possède un entrepôt pleins de transformateurs comme ceux-ci, prêts à être installés. D'autres sont aussi en attente d'être disposés, ayant atteint leur durée de vie utile. Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Sébastien D'Astous rappelle aussi que l'aspect monétaire pèse dans l'équation.

Il ne faut pas oublier que la Ville d'Amos fait des profits avec la vente d'électricité, ça aurait un impact direct sur les revenus générés par la Ville d'Amos et il faudrait aller chercher ce manque à gagner ailleurs, soit dans les taxes des citoyens.

« Un manque de volonté » - Félix Gaillard

Félix Gaillard réfute toutefois cette affirmation. Selon lui, c'est un manque de volonté de la part de la Ville d'Amos. L'ancien compteur était bidirectionnel et avec les nouveaux ils sont obligés de les lire, rétorque-t-il.

Quand j'entends le maire dire que ça baisserait les revenus du service d'électricité, c'est comme si on disait de continuer à polluer parce que ça coûte trop cher, s'insurge l'Amossois.

Selon Sébastien D'Astous, L'Association des redistributeurs d'électricité, qui n'a pu être jointe dans le cadre de ce reportage, ne recommande pas d'offrir le service de crédit d'électricité aux clients producteurs.

Abitibi–Témiscamingue

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