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Le principal syndicat américain dit non à l'accord commercial avec le Canada et le Mexique

Un travailleur récolte des avocats dans un champ.
Les syndiqués de l'AFL-CIO rejettent l'accord entre les États-Unis, le Canada et le Mexique tant que Mexico n'entreprendra pas une réforme du travail. Photo: AFP/Getty Images / JOSE CASTANARES
Agence France-Presse

Le patron du principal syndicat américain s'est opposé mardi à la ratification du nouvel accord commercial entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (AEUMC) conclu l'année dernière, estimant que Mexico ne tiendra pas ses engagements en matière de réforme du travail.

Richard Trumka, président de l'AFL-CIO, qui revendique 12,5 millions de membres, a estimé que le Congrès, et en particulier les démocrates, était peu enclin à ratifier l'accord vanté par le président Donald Trump tant que le Mexique n'aura pas fait plus de progrès sur le droit du travail.

« S'ils arrivent à changer la législation du travail en adéquation avec l'accord, il leur restera à prouver qu'ils ont l'infrastructure et les ressources pour la mettre en œuvre », a soutenu M. Trumka devant l'Economic Club of Washington.

Donald Trump, dans sa volonté de favoriser « L'Amérique, d'abord », avait imposé à ses partenaires commerciaux, à l'été 2017, la renégociation de l'ALENA en vigueur depuis 1994, l'accusant d'avoir détruit des milliers d'emplois industriels, surtout dans le secteur automobile, en raison des délocalisations vers le Mexique.

L'AEUMC a été conclu le 30 septembre, au bout d'un marathon de 13 mois de négociations commerciales, puis signé le 30 novembre. Mais le texte est toujours en attente d'une ratification dans les trois pays.

Il contient notamment une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur automobile pour atténuer la concurrence avec leurs collègues canadiens et américains.

M. Trumka a accusé de « faux syndicats » proches des autorités mexicaines d'avoir négocié 700 000 accords sociaux destinés à faire baisser les salaires.

« Cela veut dire qu'ils vont devoir en modifier 175 000 par an durant les quatre ans qui leur sont donnés dans l'accord et ils vont devoir procéder à 175 000 votes » sur ces accords, a souligné M. Trumka.

« On verra s'ils sont capables de le faire », a-t-il ajouté.

L'AEUMC aura un impact « positif » mais « modeste » sur l'économie américaine s'il entre effectivement en vigueur, avait indiqué la semaine dernière un organisme américain indépendant, la Commission américaine du commerce international (USITC).

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