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La situation se stabilise à Weedon

Une rue inondée à Weedon
La situation devrait revenir à la normale mercredi matin à Weedon. Photo: Radio-Canada / Martin Bilodeau
Radio-Canada

Les résidents de Weedon évacués en raison des inondations pourront souffler un peu au cours des prochaines heures. La situation devrait revenir à la normale mercredi matin.

Au départ, on espérait que tout rentre dans l'ordre en début d'après-midi mardi. Finalement, l'objectif ne sera pas réalisé puisque le débit d'eau de la rivière a augmenté en raison de l'ouverture du barrage.

Il n'y a à peu près rien qui a changé. Les mêmes rues sont inondées. Il y a entre 15 et 20 chemins qui ont de l'eau et qu'on considère impraticables, explique le maire de Weedon, Richard Tanguay.

À l'heure actuelle, 250 riverains ont reçu un ordre d'évacuation. Malgré tout, plusieurs d'entre eux ont choisi de rester dans leur demeure. Vingt-quatre familles ont indiqué qu'elles évacuaient et 12 sont prises en charge par la Municipalité.

Le maire Tanguay rappelle qu'un programme provincial existe pour venir en aide aux riverains. Depuis 2016, si les résidences ont atteint des dommages supérieurs à 50 % de sa valeur, il y a un programme de rachat du gouvernement pour sortir les gens de la et le terrain est remis à la municipalité et on ne peut plus rien faire avec.

L'an dernier, une seule propriétaire a été dans l'obligation de démolir sa maison. Elle n'avait pas le choix. Elle avait des dommages pour 60 % de la valeur de sa maison.

Le maire croit qu'il ne faut pas mettre une croix sur la construction en zone inondable. On pourrait adopter notre Code du bâtiment. Partout dans le monde, on construit sur pilotis, mais pas ici. On pourrait dire aux gens de se bâtir à tel niveau et s'ils ne le font pas, on n'est pas responsables de l'état de leurs bâtiments. Pour nous, on ne perdrait pas de revenus de taxation et ça donnerait accès aux gens au bord de l'eau. Il n'y aurait plus de mécanisme de remboursement du gouvernement, croit Richard Tanguay.

La ministre de la sécurité publique Geneviève Guilbault a réaffirmé la volonté de son gouvernement d'envisager de contraindre les citoyens victimes d'inondations récurrentes à déménager, une mesure qui suscite toutes sortes de réactions par les maires et les riverains.

Le président de la fédération des municipalité du Québec, Jacques Demers, croit que l'initiative de Quebec est légitime, mais qu'elle doit conserver une certaine souplesse. Selon lui, une distInction doit être faite entre les situations à risque pour les citoyens et les inondations de moindre impact.

« Il y a des endroits où c'est tant mieux s'il y a un outil supplémentaire pour défrayer les coûts des gens qui auront à quitter leur habitation inondée de manière récurrente. Mais de là à l'imposer, je pense qu'il va falloir regarder chacune des situations de façon individuelle. Si ça ne touche pas la sécurité publique ou la sécurité des gens et qu'il n'y a pas de coûts monétaires pour le provincial, j'ai de la difficulté àpenser qu'on va demander à des gens de quitter », estime Jacques Demers.

Une rue inondée à Weedon.La situation devrait revenir à la normale bientôt à Weedon. Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

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