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À Cumberland, des résidents ont tiré des leçons de 2017

Un homme stabilise une structure en métal reliant la route à une résidence.

Le 20 avril, alors que le niveau de la rivière des Outaouais continuait d'augmenter, des résidents construisaient un pont temporaire sur Boisé Lane, dans le secteur de Cumberland, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / CBC/Olivia Chandler

Radio-Canada

Certains résidents de Cumberland, qui ont été victimes des inondations en 2017, sont engagés dans une véritable course contre la montre pour protéger leur maison des éventuels débordements des eaux.

Mieux préparés, mentalement plus solides, ces résidents demeurent toutefois un peu nerveux.

Nous avons trois pompes qui fonctionnent, nous allons en rajouter une quatrième. On envisage même une pompe au gaz. En 2017, nous n'avions pas tout cela, raconte Maggie Bourbonnais.

Cette fois-ci, nous sommes prêts. Nous préparons des choses supplémentaires au cas où le niveau sera plus haut qu'anticipé.

Maggie Bourbonnais, résidente de Cumberland

Mme Bourbonnais se rappelle qu'il y a deux ans, son sous-sol avait été inondé lorsqu'Hydro One avait coupé l'électricité. Cette fois, elle ne se fera pas prendre.

Nous resterons debout chacun notre tour au cas où les pompes cessent de fonctionner ou que le courant soit coupé. Nous sommes prêts, affirme-t-elle.

C'est un peu stressant parce que nous ne nous attendions pas à ce que ça arrive aussi vite, indique de son côté Dan Larrivée, qui vit les inondations pour une seconde fois. Cette année, nous sommes quand même mieux préparés parce qu'on nous a avertis que les inondations s'en venaient.

Le résident de Cumberland dit avoir rempli des sacs de sable 12 heures par jour, depuis vendredi dernier. Nous sommes prêts pour au moins quatre à cinq pieds d'eau, déclare-t-il, estimant que 50 000 sacs ont été remplis de sable depuis les trois derniers jours.

Geneviève Landry, son mari et leurs voisins ont, quant à eux, acheté des barrières anti-inondations — des Aqua Dam — pour entourer leur maison et leur garantir une certaine protection. Cet investissement leur a coûté les yeux de la tête, tout près de 70 000 $, mais ils n'avaient pas le choix, soutient Mme Landry.

Après avoir dépensé au-delà de 300 000 $ en rénovations à la suite des inondations de 2017, j'ai dit à mon mari que cet achat allait être difficile financièrement, mais que personne ne veut être obligé de recommencer les rénovations. Nous ne pouvions pas nous permettre de ne pas les acheter, explique-t-elle.

Du souci, de la peur, de l'anxiété, de la colère et de la confusion. En 2017, nous sommes passés par toute une gamme des émotions.

Geneviève Landry, résidente de Cumberland

Cette fois-ci, grâce à ses barrières, Mme Landry se sent en confiance, mais elle demeure tout de même légèrement anxieuse.

Chaque jour apporte son lot d'émotion, dit-elle. Vendredi, elle était très nerveuse en raison de la pluie. Samedi, légèrement soulagée à cause du beau temps. Elle admet suivre ce qui se passe avec nervosité.

Des bénévoles en or

Heureusement, les résidents peuvent compter sur l'aide de dizaines de bénévoles qui sont à pied d'oeuvre depuis plusieurs jours à remplir des sacs de sable et à les transporter à ceux qui en ont besoin.

J'ai fait ça l'an passé et en 2017, donc je suis bien au courant de ce qu'il faut faire. Cette fois-ci, je dois admettre que c'est vraiment bien organisé. Nous avons appris de nos erreurs, lance Bob Rennick, un bénévole qui est venu prêter main-forte.

Malheureusement, les inondations sont tellement récurrentes que nous sommes devenus bons dans la préparation. Nous ne devrions pas être aussi bons à savoir quoi faire, ajoute-t-il.

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