•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

François Legault rappelle que l'indemnisation pour les sinistrés des inondations sera rapide

Messieurs Legault et Pednaud-Jobin répondent aux questions des journalistes, entourés de représentants du gouvernement québécois et des Forces armées canadiennes.

Le premier ministre François Legault a rencontré les médias à Gatineau en compagnie du maire Maxime Pedneaud-Jobin pour faire le point sur les inondations.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De passage à Gatineau lundi après-midi, le premier ministre François Legault a de nouveau souligné l'importance d'une indemnisation « beaucoup plus rapide » qu'en 2017 pour les résidents touchés par les inondations ce printemps.

Plus besoin d'avoir terminé les travaux et de présenter les factures. Avec les estimations, les citoyens pourront être remboursés en quelques mois pour un maximum cumulatif dès cette année de 100 000 $.

Si des résidents dépassent cette somme on [leur] offrira jusqu'à 200 000 $ pour déménager [...] acheter une maison ailleurs et démolir la maison qui est inondée à répétition, précise M. Legault.

Québec cherche ainsi à éviter que des résidents revivent ce genre de drame à tous les deux ans ou les trois ans, ajoute-t-il.

PRÉCISION : La déclaration plafonnera à 100 000 $ ou 50 % du coût neuf de la résidence, a détaillé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Au-delà de cette somme, les sinistrés pourraient obtenir 200 000 $ pour démolir leur maison, la déplacer, l’immuniser ou acheter une autre résidence. À ce montant pourrait s’ajouter un maximum de 50 000 $ pour le terrain.

Pour le maire de Gatineau, il y a plusieurs scénarios à étudier avant d’exiger le déménagement de citoyens. Il faut qu'ils partent avec un peu de dignité, pas en ayant tout perdu, estime-t-il.

Je ne pense pas qu'on veut que les gens quittent en se ruinant, en perdant l'investissement d'une vie. À ce moment-là, 200 000 $ peut être fonctionnel, mais pas pour tout le monde.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Maxime Pedneaud-Jobin craint surtout l’effet « gruyère » des quartiers morcelés à la suite de ces déménagements. Une première étape serait d’analyser s’il est possible d’installer des digues permanentes pour éviter que les quartiers soient inondés de façon récurrente et d’ainsi « immuniser » ces derniers.

Il faut regarder comment on corrige ça, combien ça coûte. Il y a un coût à garder les gens, mais aussi à leur demander de s'en aller, explique le maire.

Des citoyens prêts à partir, mais pas à n’importe quel prix

Dans les quartiers de nouveau touchés par les inondations, des résidents sont en pleine réflexion. Certains accepteraient de déménager, mais avec une compensation réaliste.

S'ils m'arrivent avec un montant raisonnable de la valeur de la propriété avant inondation, je suis prêt à m'en aller et on va passer à d'autres choses, lance Bruno Leblanc, un résident de la rue Riviera. Mais je ne suis pas prêt à perdre 150 000 $ ou 200 000 $.

Dans le même ordre d’idée, Carol Kerr, qui habite sur la Moreau depuis 35 ans, est elle aussi prête à quitter, mais à un juste prix. « Si [le gouvernement] veut me donner 120 000 $ ou 130 000 $, je ne peux rien acheter avec ça. S'il me donne assez, je suis prête à partir », soutient-elle.

On n'a pas le choix, il faut qu'on s'en aille.

Carol Kerr, résidente de la rue Moreau

Ça va me briser le coeur de perdre [ma maison]. Je n'ai plus 25 ans pour recommencer tout ça, mais je n'aurai pas le choix, conclut-elle.

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale