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Inondations : le niveau de l’eau demeure élevé dans le nord-ouest du N.-B.

Une vieille grange inondée, à Baker Brook.

Le fleuve Saint-Jean a atteint le seuil d’inondation dans certaines régions du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, comme à Baker Brook (ci-dessus).

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Le nord-ouest du Nouveau-Brunswick l'a échappé belle en fin de semaine, mais la surveillance des eaux continue dans la région où certaines municipalités ont vu le niveau dépasser le seuil d'inondation.

L’eau a atteint le niveau d’inondation à Clair et à Saint-Hilaire lundi, et Edmundston devrait les rejoindre demain [mardi], explique Jasmin Boisvert, du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick.

Plusieurs structures sont inondées notamment dans le Haut-Madawaska, mais il s’agit pour la plupart de chalets, et il semble qu’aucune habitation permanente n’ait été touchée pour l’instant.

Le site historique de Clair est également un peu plus inondé que d’habitude. Les bénévoles qui s’en occupent s'y sont toutefois préparés la semaine dernière.

On a monté tous les artéfacts à l’étage, affirme Bertin Lang, président du comité de la Société historique de Clair. Qu’est-ce qu’on a pu sortir, on l’a sorti du terrain, il n’y a plus rien au niveau du plancher. Si ça inonde, on aura juste à nettoyer, pas besoin de récupérer comme en 2008.

Une église inondée. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les structures inondées dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick ne sont pas des maisons habitées à temps plein pour l'instant.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Éviter le pire

Les prévisions laissaient présager des niveaux d’inondations plus importants. Avec les embâcles et la pluie, tout laissait croire que le niveau de l’eau allait monter davantage.

Les précipitations de pluie ont cependant été moins fortes que prévu, et les embâcles ont cédé avant que la situation ne devienne grave.

Ils annonçaient presque 100 millimètres de pluie, mais je pense qu'on en a eu environ 40 à 50 millimètres, alors ça a beaucoup aidé, explique le maire de la communauté rurale de Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet.

Qui plus est, les résidents ont eu le temps de se préparer.

C'était vraiment alarmant, et fallait prendre les mesures nécessaires, rappelle le maire. Vaut mieux être plus préparés que pas préparés.

Pour la résidente du quartier Baker-Brook France Morneault, la préparation n’est pas gratuite, mais vaut la peine.

Ça coûte un petit peu d'argent toutes les années, je dirais depuis deux, trois ans que je fais ça. Mais j'aime mieux que ça me coûte peut-être 200 $ que ça me coûte une cave au complet.

France Morneault
France Morneault, résidente du Haut-Madawaska, en entrevue.

France Morneault se prépare chaque année aux inondations depuis maintenant trois ans.

Photo : Radio-Canada

Il ne faudrait cependant pas crier victoire tout de suite : il y a encore beaucoup de neige dans la région, surtout dans les montagnes, et on n'est jamais complètement à l'abri d'autres précipitations de pluie.

Avec les informations de Kassandra Nadeau

Nouveau-Brunswick

Incidents et catastrophes naturelles