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« On est peut-être trop confiants quand on gagne » - Bacary Sagna

Bacary Sagna (à gauche) a joué tous les matchs de l'Impact sauf un jusqu'ici cette saison.

Photo : Bill Streicher-USA TODAY Sports

Antoine Deshaies

Les nuages de la défaite de samedi à Philadelphie semblaient bien loin de l'Impact de Montréal en ce lundi matin pascal. Le soleil réchauffait l'entraînement du onze montréalais pour une trop rare fois depuis le début de la saison.

Moins de 48 heures après leur revers de 3-0 contre l’Union, les joueurs ont amorcé leur préparation pour leur duel de mercredi en Nouvelle-Angleterre par une séance d’environ une heure, dont la grande majorité était consacrée à des joutes de soccer-tennis.

Ignacio Piatti et Saphir Taïder ont toutefois limité leurs efforts à une petite course autour du terrain. Piatti n’est pas encore prêt à revenir au jeu, tandis que Taïder a eu une « petite gêne physique » lors du dernier match et l’entraîneur Rémi Garde attendait, lundi matin, des nouvelles de l’équipe médicale.

Les journalistes ont toutefois entendu, à un certain moment, une combinaison de jurons québécois lancés avec assurance. Même pendant les matchs amicaux de soccer-tennis, la volonté de gagner est palpable.

« On a des regrets par rapport au dernier match, mais on a la chance de rejouer rapidement et c’est tant mieux, a confié le défenseur Bacary Sagna. On doit être plus concentrés parce qu’on a encaissé des buts évitables. On est peut-être trop confiants quand on gagne, mais on doit se remettre en question après chaque match. »

Les trois défaites de l’Impact cette saison ont toutes été précédées d’une victoire. Le revers de 2-1 à Houston suivait une victoire au même pointage à San José. Il a subi une dégelée de 7-1 à Kansas City dans la foulée d’un gain de 3-1 à Orlando.

Finalement, la défaite de la fin de semaine suivait le jeu blanc de 1-0 contre Columbus après l’ouverture locale.

« On une belle équipe malgré tout, assure Sagna. Je vois beaucoup de positif. Nous avons 11 points, 3 de moins seulement que la tête dans l’Est malgré 7 matchs sur 8 à l’extérieur. Mais on ne peut pas se contenter de ça quand on voit de quelle façon on a perdu nos matchs. »

« Bien sûr, notre dernier match n’était pas au niveau, mais le bilan jusqu’ici n’est pas complètement négatif, ajoute Garde. On a la possibilité de le rendre très positif avec les deux matchs de la semaine. On a joué énormément de matchs sur la route et certains de nos joueurs sont allés jouer à l’autre bout de la planète en sélection nationale. Ça demande un gros mental. »

L’attaque en panne

La bonne nouvelle pour le Bleu-blanc-noir, c’est que l’équipe a inscrit cinq points à ses quatre derniers matchs en ne marquant qu’un but. La moins bonne nouvelle, c’est que l’équipe n’a réussi qu’un but.

L’Impact ne sait toujours pas quand son nouveau venu Omar Browne sera disponible. Il n’était pas à l’entraînement lundi matin. L’équipe attendait des nouvelles dans les prochaines heures.

Foi de Rémi Garde, la panne de l’attaque ne l’empêche pas de dormir.

« Non, je ne perds pas de sommeil avec ça, mais je sais qu’on peut faire mieux, confie-t-il. Je pense que n’importe quelle équipe en MLS qui serait privée de son meilleur buteur (Piatti) serait dans la même situation que nous. Notre attaquant Maximiliano Urruti est parfois trop isolé sur le terrain et le soutien ne vient pas assez vite. Jouer à domicile nous aidera à gagner en confiance. »

Il saute par-dessus le joueur adverse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ignacio Piatti échappe au tacle du défenseur Harold Cummings des Earthquakes de San José

Photo : The Associated Press / Tony Avelar

La dégelée de 7-1 subie à Kansas City n’est pas étrangère au manque de dynamisme à l’attaque. La blessure n’est pas entièrement cicatrisée selon Garde.

« À Philadelphie, quand on a encaissé le troisième but, j’ai senti qu’on n’avait peut-être pas l’esprit assez libéré pour jouer notre va-tout à l’attaque, ajoute-t-il. Les joueurs ne voulaient pas revivre ce qu’on a vécu au Kansas. Perdre de cette façon, ça laisse des traces. »

« Je ne sais pas ce qui ne va pas avec l’attaque, ce serait simple si la solution était évidente, ajoute Bacary Sagna. À Philadelphie, on a eu un manque de cohésion et pas seulement en attaque. On doit peut-être prendre plus de risques à l’attaque, faire plus de courses et ajouter plus de joueurs dans la surface adverse. »

Choinière prêt à aider

Avec trois matchs en six jours, Rémi Garde devrait faire rouler l’effectif cette semaine. Le milieu de terrain québécois Mathieu Choinière est un candidat plus que logique pour intégrer le onze partant.

Il faisait d’ailleurs du quintette de Québécois qui avait amorcé le match contre le D.C. United il y a deux semaines. L’Impact avait soutiré un match nul de 0-0 dans la capitale américaine.

« C’est entre les mains de l’entraîneur, a prudemment répondu Choinière, 20 ans. Je pense que j’ai été correct lorsqu’on a fait appel à moi et j’essaie toujours d’apporter du positif à l’équipe. Les jeunes, on a prouvé qu’on peut bien jouer et on pousse les plus vieux. »

Rémi Garde, lui, préfère ne pas catégoriser ses joueurs en fonction de l’âge.

« Quand les joueurs jouent, ce n’est jamais une question d’âge, explique l'entraîneur français. Je ne m’attarde qu’aux performances, sinon l’équilibre mental du groupe est remis en question. L’important, c’est que les meilleurs joueurs soient sur le terrain. »

Rien pour rassurer le défenseur Rudy Camacho, utilisé seulement dans la défaite de 7-1 contre Kansas City depuis le début de la saison. Le Français est pourtant l’un des plus haut salariés de l’Impact.

Le joueur de 28 ans gagnait près de 700 000 $ la saison dernière selon les données de l’Association des joueurs de la MLS.

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