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Une chaîne humaine pour la Terre à Québec

Des personnes manifestent sur la Grande Allée, à Québec, pour souligner la Journée de la Terre.

Les manifestants ont scandé de nombreux slogans pro-environnement.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Alain Rochefort

Plusieurs centaines de jeunes et militants écologistes ont manifesté leur mécontentement envers les politiques environnementales du gouvernement, lundi après-midi, à l'occasion du Jour de la Terre.

L'objectif de ce rassemblement, qui a culminé avec une chaîne humaine, est d'amener Québec à poser des gestes concrets pour contrer les changements climatiques.

« Si [François] Legault a envie d’entrer dans l’histoire, je pense que c’est avec une politique environnementale qu’il peut le faire maintenant », souligne la porte-parole du Jour de la Terre, Édith Cochrane.

Les politiciens aiment ça qu’on se souvienne d’eux, donc s’il a envie qu’on se souvienne de lui, c’est le moment d’agir maintenant.

Édith Cochrane, porte-parole du Jour de la Terre

Les manifestants ont notamment encerclé l'Assemblée nationale pour lancer un signal d'alerte sur « l'urgence climatique ». Manon Massé, de Québec solidaire, était du nombre.

« Il faut s'attaquer réellement à la crise climatique actuelle, qui a ses épisodes extrêmes comme les inondations, les sécheresses, les canicules et [l'érosion des berges]. C'est tout ça le dérèglement climatique, mais pour [contrer] ça, il faut changer radicalement de façon de faire les choses », souligne Manon Massé.

Les organisateurs estiment à 5000 le nombre de manifestants provenant des quatre coins du Québec qui ont pris part à l'événement.

« Plus on est, mieux c’est. On invite vraiment tout le monde à venir nous rejoindre dans les rues. Parce que c’est un mouvement qu’on commence. Mais on veut aller plus loin », a dit une manifestante.

Minuit moins une

Victor Pelletier, de Lévis, pense qu’il est minuit moins une.

« Il faut bien sortir un jour pour faire quelque chose. Sinon, on n’aura pas d'avenir. Moi, ma petite soeur, toute la petite gang qui est ici. On n’aura plus rien. Il faut bien qu'on fasse de quoi », déplore-t-il.

Le jeune homme fait partie du comité environnement du Cégep de Lévis-Lauzon, où les jeunes sont conscientisés, explique-t-il.

« On essaie de faire la transition zéro déchet de notre cafétéria. On travaille sur une journée de la Terre là-bas aussi. On veut planter des arbres. On a un grand terrain, on veut l'utiliser. Tranquillement, pas vite, on veut changer les choses. »

C'est sûr que nous, on n'a pas tellement de pouvoir, mais on veut que ça se rende jusqu'aux dirigeants. Il faut qu'eux autres aussi fassent de quoi.

Victor Pelletier, de Lévis

Les élus ne siégeaient pas lundi en raison du congé, mais les militants sont convaincus que leur message sera entendu.

Avec les informations de Camille Simard

Environnement

Société