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Le gouvernement Ford est le plus « anti-environnement » de l'histoire récente, dit le Parti vert

Deux hommes dans la cinquantaine
Le ministre de l'Environnement, Rod Phillips, vu ici avec le premier ministre ontarien, Doug Ford, défend le plan climatique de la province face aux critiques grandissantes de la part des environnementalistes. Photo: La Presse canadienne / Cole Burston
Radio-Canada

Les environnementalistes et le Parti vert de l'Ontario dénoncent le plan pour l'environnement du gouvernement Ford en disant qu'il n'est pas assez exhaustif pour changer la donne en matière de lutte contre les changements climatiques.

« Ce gouvernement est imprudent avec notre avenir », a déclaré vendredi le chef du Parti vert de l'Ontario.

Mike Schreiner critique à peu près tout ce que le gouvernement de Doug Ford a fait dans ce dossier depuis son arrivée au pouvoir, y compris des mesures qui figurent dans le budget :

« C'est l'un des gouvernements provinciaux les plus anti-environnement que nous ayons eus en plusieurs générations », a ajouté M. Schreiner.

Un plan « conçu en Ontario »

Selon Mike Schreiner, les mesures les plus inquiétantes se trouvent dans le « plan environnemental conçu en Ontario » (Nouvelle fenêtre) dévoilé en novembre.

Notamment :

  • La Fiducie de carbone de l'Ontario, un fonds de 400 millions sur quatre ans qui comprend un système d'enchères inversées pour encourager l’investissement privé dans des solutions technologiques propres;
  • De la surveillance « transparente et en temps réel » des déchets et des eaux pluviales dans les voies navigables provinciales;
  • Des normes de performance en matière d'émissions pour les grands émetteurs;
  • Une réduction du nombre de déchets dans les municipalités de la province, notamment en créant une « journée officielle » axée sur le nettoyage des déchets.

« Nous avons proposé des solutions très pragmatiques », se défend le ministre de l'Environnement, Rod Phillips.

Il explique que l'Ontario est en voie d'atteindre les objectifs fédéraux convenus dans l'Accord de Paris de 2015, qui visent à empêcher les températures mondiales d'augmenter de plus de 2 °C.

Un homme dans la quarantaine parle dans le studio média de Queen's ParkMike Schreiner critique les mesures du gouvernement Ford en matière d'environnement. Photo : CBC

Solutions carbone

Ses critiques sont sceptiques. L'ancien gouvernement libéral s'était fixé pour objectif de réduire ses émissions de 37 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2030. Le gouvernement Ford promet une réduction de 30 % par rapport aux niveaux de 2005.

Rod Phillips a vanté à maintes reprises le fait que les émissions totales de gaz à effet de serre ont diminué de 22 % en Ontario, même si cela est expliqué en grande partie par la fermeture de plusieurs centrales au charbon sous les libéraux.

« C'est assez amusant pour [Phillips] de louer ce que l'Ontario a fait alors que tout ce travail a été accompli sous un gouvernement libéral », a déclaré l'ancienne première ministre Kathleen Wynne.

Rod Phillips crédite plutôt les Ontariens. « Se débarrasser du charbon représentait un programme coûteux à long terme, ce qui nous a mis dans une position très forte », a-t-il déclaré, en faisant référence au prix élevé de l'électricité.

Rod Phillips, ministre de l'Environnement de l’Ontario.Rod Philipps, ministre de l'Environnement de l’Ontario. Photo : Radio-Canada

Environnement et économie

Selon Rod Phillips, la stratégie des progressistes-conservateurs est un équilibre entre « un environnement sain et une économie saine ».

Une affirmation que rejette Keith Stewart, stratège principal à Greenpeace Canada, pour qui cet équilibre ne peut être atteint sans s'attaquer de manière réfléchie aux changements climatiques.

Il explique que des tempêtes plus fortes, des crues soudaines et des feux de forêt risquent de nuire à l'économie et à la santé des générations futures. Il souligne également que les mesures prises par le gouvernement ne prépareraient pas l'Ontario à faire une transition vers l'économie verte.

« C'est un gouvernement qui dit vouloir être ouvert aux affaires. Nous devons protéger la planète », a déclaré M. Stewart.

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